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Monday, August 25, 2008

A STAR IS BORN!!!


Les Jeux Olympiques. Mis à part l'athlétisme, ce qui m'y intéresse le plus, c'est le tournoi de basket. C'est donc tout logiquement que le dimanche 24, je me lève tôt pour regarder la finale, États Unis-Espagne. La "redeem team" contre les champions du monde en titre; léquipe des stars NBA qui avait pour mission de reconquérir le trône du basket mondial contre les champions du monde, au jeu moins spectaculaire mais très efficace, avec leur pivot vedette qui joue aux Lakers, Pau Gasol. Je regarde donc cette finale, et j'en ai pour mon argent. Et mes yeux brillent pas forcément à cause des superstars américaines, mais plutôt pour les "petits" espagnols qui n'ont rien de petit dans leur jeu et dans leur appétit. Ils font jeu égal, inquiètent leurs adversaires jusqu'au bout. Et parmi les joueurs ibériques, le numéro 6 retient mon attention. Un gamin, au visage poupon et qui, du haut de son mètre 94 donnait le tournis aux américains. Un meneur agile, rapide, sans peur, qui rivalisait avec les Chris Paul et autres Jason Kidd, qui défiait Lebron ou Dwight Howard dans la raquette. Ce gamin là avait de l'allure sur le parquet. Le temps qu'il a remplacé le meneur titulaire, il s'est fait remarquer, et malgré des stats modestes, il a brillé, rendant ses coéquipiers meilleurs. il m'a fait penser à Pete Maravich (dont j'ai vu le biopic il y a des années et que j'ai vu jouer en images d'archives en noir et blanc), un petit blanc maigrichon mais téméraire, qui fait mentir l'adage selon lequel "white men can't jump"! Ce gamin, vice champion olympique, n'a que 17 ans. Il a mené en 2006 l'équipe d'Espagne de moins de 16 ans au titre européen avec des stats ahurissantes (51 pts, 24 rbds, 12 passes et 7 interceptions), méritant ainsi son ticket pour le grand bain, pour se frotter à ce qui se fait de mieux dans la planète basket. Retenez son nom: Rubio. Ricky Rubio. On n'a pas fini d'en entendre parler.

Thursday, August 21, 2008

Remember Jesse Owens...


Comme prévu, les Jeux Olympiques se déroulent en Chine. Sans incidents majeurs à déplorer, sans plus d'accrocs que d'autres Jeux. Avec son lot de records, de cas de dopage, de pleurs et de joies propres au sport, à la competition... Consécration, déception, victoire, défaite, podium, toute la planète réunie symboliquement autour du sport et de ses valeurs, qui se veulent saines: mens sana in corpore sano, fair play, solidarité et sportivité jusqu'au bout. Cela n'inclue pas la politique; ceux qui ont voulu nous priver de Jeux parce qu'ils se déroulaient en Chine, Pays qui bafoue les droits de l'homme et tutti quanti, sont les mêmes qui suivent scrupuleusement aujourd'hui le décompte des médailles françaises...


L'habitude qu'ont pris les gens de mélanger des choses qui n'ont rien à voir les unes avec les autres les fait oublier l'esprit même des jeux Olympiques, période pendant laquelle tout conflit doit être mis de côté pour célébrer la chance que nous avons de partager cette planète. Bien sûr, puisque c'est une vitrine suivie mondialement, les JO ont toujours été utilisés pour faire passer des messages. En 1972, des terroristes ont pris en otage des membres de la délégation Israelienne; en 1968, Tommie Smith et John Carlos lèvent leurs poings gantés de noir sur le podium pour manifester leur opposition au ségregationnisme.


Mais l'image la plus forte de l'histoire des Jeux Olympiques pour moi, vient de 1936. Les Jeux se sont déroulés à Berlin, en plein essor du nazisme, et Hitler a voulu s'en servir pour faire la propagande de ses idéaux de supériorité de la race aryenne. Il y a eu des tentatives de boycott, des manifestations pour que ces jeux ne s'y déroulent pas. Mais au final, s'ils ne s'étaient pas déroulé à Berlin, Hitler n'aurait jamais pris le plus beau camouflet qui lui ait jamais été infligé: Jesse Owens, athlète noir américain, a remporté 4 médailles d'or, devant ses soi disant supérieurs aryens. Sans manifester, sans crier, sans faire de bruit. Juste en étant le meilleur, et en explosant le record du saut en longueur par la même occasion. Aujourd'hui, son record ne subsiste pas. Mais son message, oui. Et il sera gravé dans les mémoires pour qu'on n'oublie pas que, même si pour certains, le sport sert à passer des messages politiques, au final, ça reste quelque chose d'assez sinple et primaire: le meilleur gagne, quel qu'il soit!
ALEA JACTA EST!