Sou um jovem angolano cosmopolita e quis, ao criar este Blog, partilhar com vocês os meus gostos e desgostos, comentários sobre aquilo que me interessa. Todo comentário é bem vindo, desde que seja respeitada a coisa mais importante neste mundo: o direito a uma opinião.
Thursday, June 19, 2008
Não sei quantas almas tenho, Fernando Pessoa
Cada momento mudei.
Continuamente me estranho.
Nunca me vi nem acabei.
De tanto ser, só tenho alma.
Quem tem alma não tem calma.
Quem vê é só o que vê,
Quem sente não é quem é,
Atento ao que sou e vejo,
Torno-me eles e não eu.
Cada meu sonho ou desejo
É do que nasce e não meu.
Sou minha própria paisagem;
Assisto à minha passagem,
Diverso, móbil e só,
Não sei sentir-me onde estou.
Por isso, alheio, vou lendo
Como páginas, meu ser.
O que sogue não prevendo,
O que passou a esquecer.
Noto à margem do que li
O que julguei que senti.
Releio e digo: "Fui eu ?"
Deus sabe, porque o escreveu.
step in the name of love(?)

Ma Playlist du moment
Mamacita - Collie Buddz (dancehall hit of 2008 for me)
All Along the Watchtower - Jimi Hendrix (grand moment de guitarre! Jimi at his best!)
7 Nation Army - The White Stripes (grosse ligne de basse, simple mais efficace!)
Southside- Common (la rencontre de Common avec le « Louis Vuitton don » donne toujours des étincelles…)
Only You - Ayo (très belle balade, une déclaration comme on n’en fait plus)
Warwick Avenue - Duffy (soulful… UK is bringing female soul singers back on the map)
Valerie - Amy Winehouse (on reconnaît un tube quand même un enfant de 2 ans et demi le chantonne à longueur de journée- mais c’est vrai que ma fille a du goût, musicalement !)
Smells Like Teen Spirit - Nirvana (un pur moment de nostalgie et défoulement !)
Soldier - Erykah Badu (un ovni musical… LE morceau d’un album qui est une vraie perle)
Californication - Red Hot Chilli Peppers (“dream of californication…” no comment!)
Stronger - Kanye West (ce son me donne une pêche d’enfer à toute heure de la journée. Real feel-good music !)
American Boy - Estelle feat. Kanye West (smooth…)
Like You’ll Never See Me Again - Alicia Keys (nous rappelle la valeur des vraies choses, et l’importance d’en profiter avant qu’il ne soit trop tard…)
Africa is Calling - DaVille (soundtrack of my life...)
O Limite é o Chão - Kalibrados (“melhor amigo do homem é o copo não é o cão”- miúdos chanfrados mas o som bate!)
M.E.T.H.O.D. Man - Wu Tang Clan (CLASSIC HIP HOP JOINT)
Release yo Delf - Method Man (Meth at his best… makes me release the beast)
Touch the Sky - Kanye West feat. Lupe Fiasco (le flow de Lupe tue Kanye, mais il a fait sa part pour l’instru… il le sort d’où ce sample ? des cuivres de malade !)
Wednesday, June 18, 2008
Moi, Dorian Gray!

Mais pour moi, c’est avant tout une forme de thérapie, un lieu d’expression inédit, un exutoire, une fenêtre ouverte pour aérer mon esprit. Le fait qu’il reste assez confidentiel me pousse à y écrire des choses de plus en plus personnelles, même si parfois elles ne sont comprises dans leur totalité par moi. C’est un jeu, un loisir, un hobby devenu un véritable besoin. Mes coups de gueule sur ce qui se passe autour de moi et à l’intérieur de moi, c’est ici que je les sors en priorité. On ne peut changer sa Nature profonde, mais on peut toujours s’améliorer, avec du temps, de l’expérience et surtout de la patience. Je me souhaite d’y parvenir…
wouldn't have said it better...
Hank: Just the fact that people seem to be getting dumber and dumber. You know, I mean we have all this amazing technology and yet computers have turned into basically four figure wank machines. The internet was supposed to set us free, democratize us, but all it's really given us is Howard Dean's aborted candidacy and 24 hour a day access to kiddie porn. People...they don't write anymore - they blog. Instead of talking, they text, no punctuation, no grammar: LOL this and LMFAO that. You know, it just seems to me it's just a bunch of stupid people pseudo-communicating with a bunch of other stupid people at a proto-language that resembles more what cavemen used to speak than the King's English.
Henry Rollins: Yet you're part of the problem, I mean you're out there blogging with the best of them.
Hank: Hence my self-loathing.”
-Hank Moody, in "Californication"
Monday, June 16, 2008
Marquise...

MONSIEUR JOURDAIN
Je vous en prie. Au reste, il faut que je vous fasse une confidence. Je suis amoureux d'une personne de grande qualité, et je souhaiterais que vous m'aidassiez à lui écrire quelque chose dans un petit billet que je veux laisser tomber à ses pieds.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Fort bien.
MONSIEUR JOURDAIN
Cela sera galant, oui.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Sans doute. Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire ?
MONSIEUR JOURDAIN
Non, non, point de vers.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Vous ne voulez que de la prose ?
MONSIEUR JOURDAIN
Non, je ne veux ni prose ni vers.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Il faut bien que ce soit l'un, ou l'autre.
MONSIEUR JOURDAIN
Pourquoi ?
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Par la raison, Monsieur, qu'il n'y a pour s'exprimer que la prose, ou les vers.
MONSIEUR JOURDAIN
Il n'y a que la prose ou les vers ?
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Non, Monsieur : tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce qui n'est point vers est prose.
MONSIEUR JOURDAIN
Et comme l'on parle qu'est-ce que c'est donc que cela ?
MAITRE DE PHILOSOPHIE
De la prose.
MONSIEUR JOURDAIN
Quoi ? quand je dis :" Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donner mon bonnet de nuit", c'est de la prose ?
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Oui, Monsieur.
MONSIEUR JOURDAIN
Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour ; mais je voudrais que ce fût mis d'une manière galante, que cela fût tourné gentiment.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Mettre que les feux de ses yeux réduisent votre coeur en cendres ; que vous souffrez nuit et jour pour elle les violences d'un...
MONSIEUR JOURDAIN
Non, non, non, je ne veux point de tout cela ; je ne veux que ce que je vous ai dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Il faut bien étendre un peu la chose.
MONSIEUR JOURDAIN
Non, vous dis-je, je ne veux que ces seules paroles là dans le billet ; mais tournées à la mode, bien arrangées comme il faut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les diverses manières dont on peut les mettre.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. Ou bien : D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour.
MONSIEUR JOURDAIN
Mais de toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure ?
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Celle que vous avez dite : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.
MONSIEUR JOURDAIN
Cependant je n'ai point étudié, et j'ai fait cela tout du premier coup. Je vous remercie de tout mon coeur, et vous prie de venir demain de bonne heure.
MAITRE DE PHILOSOPHIE
Je n'y manquerai pas.
Molière. Le bourgeois gentilhomme.Acte I, scène 5.
Thursday, June 12, 2008
Démons

- Je n’aime pas ce dessin ! C’est comme un concentré de tous les vices…
Ce n’est jamais facile de parler de ce qu’on produit, dessin ou écrit, car cela nous semble tellement évident et en même temps si intime que le simple fait de l’exposer au regard de l’autre, c’est se dévoiler plus que ne le ferait n’importe quel monologue explicatif de nos tourments intérieurs. Créer, c’est sortir ses peurs et ses angoisses, ses joies et ses fantasmes, c’est s’exprimer bien plus librement que la vie ne nous le permet. L’exposer au regard des autres, c’est du pur exhibitionnisme, c’est demander à être aimé, pas forcément compris. C’est prendre le risque d’être jugé, critiqué, librement interprété. Les yeux de celui qui voit apportent une vision personnelle de l’objet analysé. Alors celui qui crée s’amuse à brouiller les pistes, à se créer un vocabulaire personnel, dans lequel chaque symbole a un sens très personnel, souvent éloigné de sa signification première.
Ainsi, par exemple, lorsque je dessine un arbre sans feuilles, je fais référence à mes origines. Un arbre nu, avec ses branches qui s’étendent dans le ciel, outre l’allusion à la généalogie, donc à la famille, ressemble à s’y méprendre à une racine inversée. Donc je sors les racines, les jette dans le ciel, pour garder à l’esprit cet attachement à mes origines, à une famille trop présente dans ma vie, à un besoin de s'y attacher d'autant plus grand que j'ai grandi en dehors, au sens propre comme au figuré. Enfance entre Angola et Europe (Portugal, France), ce qui sous entend une façon de penser et de voir forcément différente, et pas forcément toujours bien admise. d'où les branches qui me rentrent dans le cerveau, qui me torturent, mais qui me tiennent en même temps, qui me donnent une assise, un ancrage. Tout le paradoxe de la (ma) famille (je vous haisme!) dans cette image. Le ruisseau, c'est la vie, qui suit son cours, avec du bon et du moins bon, touchant l'absolu parfois (cette femme que je cherchais, cette muse sans visage qui me complètera, qui ne fait qu'éffleurer ma vie de ses pieds, mais qui en changera le cours à jamais...) ou le désespoir souvent (la bouteille de "desperados", qui vaut pour son nom aussi bien que pour le symbole de l'alcool, où se noient les poètes maudits, qui apporte plus d'amertume que de soulagement, plus de déchéance que de réconfort); le tout, sous l'oeil de deux symboles très importants, le Penseur (pas celui de Rodin, mais celui de l'Angola, clin d'oeil à ma culture, à laquelle je suis d'autant plus attaché que je crains de ne pas la connaître suffisamment) et la Comédie Humaine , pour moi l'ouvrage le plus important de la littérature française, peinture d'une société et de son temps qui restera jamais inégalée. C'est donc en me rêvant Balzac, ayant connaissance des zones d'ombre de ma propre personnalité, en voyant tous les nuages de doute et d'indécision qui me tourmentent que je décide quand même d'avancer, vers le chemin indiqué par cette main, qui est en même temps tendue, demandant de l'aide, et guidant, appelant à continuer le trajet...
Ce dessin date de l'été 2003, après de multiples péripéties dans ma vie (année difficile, déménagement après une période d'errance, et j'en passe), je voulais avancer, reprendre le cours de mon existence, continuer, grandir. Au bout du compte, je t'ai rencontrée quelques semaines après, et j'ai vécu un vrai bonheur, malgré des problèmes qui subsistaient (croire qu'on puisse se débarasser de tous nos problèmes pour "enfin être heureux" est pour moi la plus grande des utopies, il faut savoir être heureux "malgré les problèmes" et se servir de cette énergie positive pour les résoudre, sachant que d'autres les remplaceront. C'est un éternel recommencement). Si je le ressors aujourd'hui, c'est que je viens de traverser une autre période difficile, et j'ai la même envie de sortir de cette brume, de ce paysage de désolation. Si je devais le refaire aujourd'hui, j'y ajouterais quand même quelques éléments, parce que les choses ont quand même changé en 5 ans: j'y mettrais le visage de la muse anonyme, et je donnerais des feuilles et des fruits à l'arbre. Les branches continuent de tourmenter le cerveau, mais aujourd'hui l'arbre a donné le plus beau des fruits qui soit, dont les feuilles me font la plus douce des caresses...
3 décennies...!
MTV a explosé partout dans le monde ; Madonna et Michael Jackson se sont affirmés comme les roi et reine de la pop ; le hip hop est sorti de son ghetto pour devenir petit à petit une culture à part entière comme a pu devenir le rock 30 ans avant ; la musique électronique a commencé ses balbutiements (Dire Straits, Jean Michel Jarre…) ; le style vestimentaire ne ressemblait à rien ; le Japon s’apprêtait à inonder le monde avec ses dessins animés « addictifs » ; la révolution de l’ordinateur personnel était en route ; la télé commençait à transformer les stars du sport en vedettes interplanétaires avec la diffusion des coupes du monde de foot et des jeux olympiques à des niveaux jamais vus auparavant; la NBA devenait le produit d’exportation le plus intéressant des États-Unis d’Amérique ; l’Afrique, jeune continent tout fraîchement décolonisé (20 ans pour les plus anciens) commençait VRAIMENT à déchanter de sa première génération de dirigeants , qui bien qu’ayant apporté de l’indépendance et l’ autodétermination, a tardé à confirmer tout le potentiel du continent noir (le fait qu’une génération de dirigeants en Afrique reste 20 ans au pouvoir y était pour quelque chose…) ; la guerre froide en était à son apogée ; l’Angola, indépendante depuis novembre 1975, se livrait toujours une guerre fratricide (et ce jusqu’en 2002, avec un bref intermezzo en 1991-92) ; le SIDA est apparu.
Dans les années 90, le mur de Berlin est tombé, et avec lui le communisme ; l’Union Soviétique est devenue la CEI, et les livres de géographie se sont enrichis de quelques nouveaux pays ; avec la fin de la guerre froide, l’Afrique n’a pas cessé de ramer (étonnant?); j’ai acheté mon premier CD (« doggystyle », de Snoop Doggy Dogg). Le premier d’une longue série !; je suis tombé amoureux de la culture hip hop ; les Guns n’ Roses m’ont fait aimer le rock ; Nirvana a hypnotisé le monde depuis Seattle ; avec Kurt Cobain, le rock est mort ; tout le monde avait des doc Martens et/ou des all stars de Converse; les Boyz II Men ont relancé la mode des boys band aux ballades d’amour, disparus depuis les années 60 ; les 2be3 et autres similaires ont repris le flambeau des boys band, les amenant dans une toute autre direction ; Whitney Houston a confirmé qu’il y avait encore des chanteuses à voix ; la dance music a fait bouger tout le monde sur les dancefloors ; le hip hop est devenu ce qu’il promettait d’être : le plus grand courant musical de la fin du XX siècle ; Will Smith nous a bien fait marrer avec « Le prince de Bel Air ». Puis beaucoup moins avec ses films d’extraterrestres à répétition ; Beverly Hills 90210 était LA série des ados dans le monde entier ; la culture gay est devenue tendance George Michael a fait son coming out malgré lui ; Nintendo et Sega se sont livrés une guerre sans merci pour trôner dans les chambres des jeunes ; on est devenus accros à la publicité sans même nous en rendre compte ; Michael Jordan est devenu Dieu ; Magic Johnson a contracté le SIDA, et ça a fait tout le monde réfléchir pendant un moment ; Eazy E est mort du SIDA mais tout le monde s’en fout ; la capote est devenue un réflexe de survie ; Michael Jackson est devenu blanc (entre autres choses…) ; les mangas ont, comme prévu, envahi le monde ; les CDs ont remplacé les cassettes ;par le biais du hip hop, je me suis replongé dans la soul des années 60-70 ; Marvin Gaye, Stevie Wonder, Sam Cooke, Ray Charles, Bill Withers, Bobby Womack me furent révélés pour de vrai; musicalement, je me suis nourri de plein de choses mais j’ai choisi mon camp ; D’Angelo, The Roots, Mos Def, Talib Kweli, Common, Jill Scott, Musiq Soulchild, India Aarie, entre autres m’ont réconcilié avec la musique faite aujourd’hui (en empruntant pas mal à celle d’hier) ; j’ai passé pas mal de temps dans des salles de concert parisiennes ; j’ai découvert l’architecture, les musées parisiens, le centre Pompidou ; la télé nous a fait nous intéresser à des trucs inintéressants ;AB Productions a pourri la jeunesse de pas mal de gamins en France ; l’internet est apparue dans nos vies, et les ordinateurs sont devenus plus petits, plus performants ; les téléphones portables sont devenus le prolongement de nos mains et oreilles.
Aujourd’hui, à la première décennie des années 2000, on n’achète plus de CDs, on télécharge et on stocke au format mp3; on ne regarde plus la télé, on zappe sur youtube, dailymotion, et on télécharge les séries en haut débit ; le hip hop est mort d’avoir trop bien réussi : 50 cent vend plus que Talib Kweli; Amy Winehouse a ressuscité la soul music, apportant une réponse aux Beyoncés et autres poupées formatées du R & B ; Madonna est toujours là, même si elle ne sait toujours pas chanter : elle se réinvente pour durer ; la tektonik a ramené le style bariolé des 80’s au goût du jour, et c’est triste ; le bling-bling est devenu un idéal de vie pour les gosses du ghetto, puis une expression branchée chez les bobos ; l’écologie est devenue à la mode, mais la planète ne s’est jamais aussi mal portée ; l’Afrique ne va toujours pas mieux, exploitée et pillée comme depuis toujours ; un côté du globe jette ses excédents agricoles, l’autre meurt peu à peu de faim ; George W Bush, le fils de son père, a été président des États Unis. Deux fois ; Oussama Ben Laden a changé le visage de New York et écrit la page la plus sombre de l’histoire du terrorisme ; on communique par texto, facebook, MSN et myspace, on a 3276 amis dans chacun de ces « réseaux » mais on ne connaît pas l’odeur de la moitié du cinquième de tous ces gens ; Brian Levin, petit frère de Big Brother, a inventé SNIFF (social network integrated friend finder), qui permet de pister nos amis par GPS via leur téléphone portable (scary !); on a mis de plus en plus d’écrans, de gadgets, de trucs et de bidules entre nous mais on a de plus en plus de mal a créer de l’intimité ; on croise de plus en plus de gens mais on en connaît de moins en moins ; la pornographie, la violence, l’indifférence se sont banalisés à un point qu’il est devenu difficile de trouver de l’Humanité chez les êtres humains ; on a de plus en plus de critiques sur tout et tous, mais de moins en moins de valeurs saines et solides à transmettre à nos enfants, car plus personne ne croit à rien, tellement l’incroyable se produit au quotidien ; Dieu a démissionné devant l’ampleur de la tâche, et est parti en vacances sur une planète non peuplée d’humains; les gens écrivent de moins en moins et de pire en pire, il y en a même qui font des paragraphes entiers avec des phrases séparées pas des points-virgules ; d’ailleurs on n’écrit plus de lettres, on se contente de textos et mails ; les gens se mettent nus plus facilement qu’ils ne se mettent à nu ; on renonce à tout trop vite, on n’a plus le temps de se battre pour rien ; on dit trop facilement « je t’aime » mais plus personne n’y croit (c’est pourtant pas faute de le vouloir); on parle trop de banalités mais on se tait sur ce qui est vraiment important ; on analyse tout pour essayer de donner un sens quelconque à tout ce qui n’en a pas ; on s’exprime par maximes, aphorismes, traits d’esprit ; le malaise que je ressens s’est généralisé, de plus en plus de gens pensent comme moi qu’il faudrait faire quelque chose, mais chacun se replie sur soi plutôt que de tendre la main. C’est bien beau de tendre la main, mais vers qui, vers quoi ? On est devenus un grand ensemble de gens seuls, mais a-t-on jamais été autre chose ? Putain de siècle !
Tuesday, June 03, 2008
Boire ou fumer, il faudra choisir...!

Voici le topo: Joakim Noah, double champion universitaire de basket aux états unis, vient de finir sa première saison en tant que professionnel dans la prestigieuse ligue de la NBA. Saison difficile, équipe à la dérive, Joakim a fait preuve de beaucoup de combativité, ouvrant parfois sa gueule pour essayer de bouger ses coéquipiers. La saison des Chicago Bulls, son équipe, ayant été plus que médiocre, le fils Noah est allé se reposer et détendre en Floride, où il a fait ses études. Un soir, le garçon est arrêté par la police parce qu'il traînait devant un bar un verre d'alcool à la main (ce qui est interdit), et lors de cette interpellation, on a découvert dans sa poche un joint de marijuana prêt à fumer. Embarqué, garde À vue, tout le tintouin pour un petit joint de rien du tout, on le menace même de faire de la prison ferme pour ça, alors que n'importe qui se sort de ce genre de trucs avec une saisie du matos et un discours moralisateur (il avait pas non plus un kilo sur lui!). Ma théorie est que le pauvre Joakim est victime des lois contradictoires qui touchent celles et ceux qui fument et boivent: car il est interdit de boire en dehors des bars, et il est interdit de fumer à l'intérieur! le jeune homme, las des allers retours qu'il a dû faire dans la soirée, a fini par s'emmêler les pinceaux, d'où sortie avec verre à la main, interpellation, découverte du joint, brouhaha médiatique... La boulette, quoi! En ces temps où l'ion veut en France copier le modèle américain, voir le dépasser dans la répression (avec la fin du happy hour!!!) il est temps de réagir et de se soulever massivement pour empêcher de telles "bavures"... sinon bientôt on pourra plus boire, fumer, baiser, rigoler sans une autorisation préfectorale! JOUISSEURS DE TOUS BORDS, UNISSEZ VOUS!
Wednesday, May 28, 2008
Lagrima, by Filipe "Ph" Cardoso
uma palavra de amor.
Amo-te tanto que até doi.
No espaço de um segundo apenas vive a emoção de um sorriso, que acaba num adeus.
Até quando?
introducing Filipe "PH" Cardoso
Na escuridão do meu quarto e na alegria das minhas memórias;
Pintei um quadro,
uma obra prima da minha vida que mexe e muda de cor conforme olho para ele,
que cada vez mais se afasta;
para onde cada vez menos olho.
Foi esta noite que o pintei,
O quadro com sabor a coco cor de tambarino,
capaz de me comover até as lágrimas e rir as gargalhadas.
Pintei-o de mim para ti,
mas que apenas Eu, guardo para mim.
Foi esta noite que o pintei;
O Quadro.
Filipe Cardoso
Wednesday, May 14, 2008
I WANT YOU, by Common, in "Finding Forever", 2007

Once the love was strong
Now it's long, long gone
Cause the pain, pain now as a storm
I would make, growing old
Cause I want you, cause I want you
I want you, I want you
I've been thinking bout, I've been thinking bout
I've been thinking bout you lately
Thoughts take me to when we were close
Addicted to your love, feel I need another dose
I know it's a feeling that should be long gone
Things seem to come up when I hear our song
Golden brown girl, it seemed so long
Since I heard your voice, where did the king go wrong?
Emotions that, that they linger on
I guess cause I never knew a love so strong
So many hot girls I need your warm
The taste of your mouth girl I need your warm
Good food and love I need your warm
This here was made before we were born
A dreamer so I'm a keep dreaming on
It's kind of like 'The Breakup' with Jen and Vince Vaughn
Once the love was strong
Now it's long, long gone
Cause the pain, pain now as a storm
I would make, growing old
Cause I want you, cause I want you
I want you, I want you
Cause I want you, cause I want you
I want you, I want you
They say you don't know, know, know what you got
Till what u got is gone
Yeah I write such and such, yo a lot but the feelings not as strong
We were like 2 birds that were able to fly
I try to pick the right words to say to the sky
Some days I would try but wasn't able to cry
I never been good at saying goodbye
I take a deep breath when the times is hard
When I reminisce over you, my God
I spent many years trying to be the heartthrob
I guess it's only right that I got my heart robbed
The scent of a room that reminds me of you
A hint of perfume it reminds me of you
Take a look at the moon it reminds me of you
Hope the stars and the gods align me and you
We do what we do and we do what we live
I love this way cause I got it as a kid
With so much to give from it, I never hid
The love that I wrote on the mirror it got smeared
My friends say it was a change for the better
But I say, girl you changed my forever
Relationships they can be as strange as the weather
Rain or sun we can sing this together
Cause I want you, cause I want you
I want you, I want you
Cause I want you, cause I want you
I want you, I want you
http://youtube.com/watch?v=9qJpkMEc4Xw
Thursday, May 08, 2008
definition
On m’a traité de caméléon. « Tu t’adaptes à qui tu as en face, mais même les gens les plus proches de toi ne te connaissent pas ! » Je revendique ma complexité en tant qu’être humain en toutes choses, mais le fait d’être complexe ne fait pas de moi une girouette, bien au contraire. Je vais donc, en quelques mots clés, essayer de me définir (si tant est qu’une telle chose soit possible, tant je crois que nous sommes en permanente évolution jusqu’au jour de notre mort) pour que les gens essayent enfin d’arrêter de voir en moi la projection de leurs désirs, et voient une personne, entière, unique et… contradictoire !
INTROVERTI- je ne suis pas la personne la plus sociable au premier abord. Je me méfie des personnes qui sont un peu trop à l’aise à peine ont-ils rencontré pour la première fois leur interlocuteur. Je mets un peu de temps à me livrer, à accorder ma confiance, mon sourire, mes paroles. J’ai un caractère renfermé, je n’extériorise pas beaucoup (j’y travaille pourtant), et cette carapace doit être d’une certaine façon réfléchissante, car plein de gens en s’y mirant croient voir ce que je suis quand ils ne voient que ce qu’eux même aimeraient que je sois. Quand je me livre je le fais complètement, je me mets trop à la merci de la personne dépositaire de ma confiance, de mon amour, alors je me mets d’une certaine façon en danger. Donc je ne l’ai fait que très rarement... Mais je n’envisage pas la vie d’une autre façon, et bien que ayant traversé des épreuves capables de rendre sceptique le plus optimiste des hommes, je crois toujours que ça peut valoir la peine. On ne peut vivre en permanence avec un parachute, parfois il faut être capable de sauter sans filet. Et les seules fois où je l’ai fait, je me suis senti VRAIMENT vivant ;
CURIEUX et PASSIONNÉ- j’ai un certain nombre de passions qui m’ont structuré en tant que personne, et ces passions jouent un rôle au quotidien dans ma manière d’être, de penser et d’agir. Depuis tout petit j’ai découvert le plaisir que l’on peut retirer de ces activités où l’on s’isole, on s’y plonge pour oublier tout ce qui nous entoure. Le dessin, la lecture et la musique, découvertes dans cet ordre chronologique, sont mes trois moyens d’évasion favoris. Si ce besoin de s’évader, est commun à tout le monde, je pense que le choix d’activités « solitaires » (je n’en suis venu au partage avec le sport que très tard, vers les 13 ans, avec le basket), est assez représentatif de celui que je suis, jusqu’à aujourd’hui ;
HYPERSENSIBLE- c’est perçu de nos jours comme une maladie par la plupart des personnes lorsque ça touche les hommes, mais je le vis plutôt bien… je ne vais pas rentrer dans une auto analyse pour comprendre d’où ça vient, mais c’est un fait, et depuis toujours, j’ai une sensibilité à fleur de peau, et certains événements ont sur moi un impact émotionnel immense. Et comme en plus j’intériorise, ça fait de moi un pain de dynamite assez effrayant, pour tout le monde. Pour essayer de pallier à ça, j’ai toujours rationnalisé à outrance, parce que je me savais incapable de maîtriser l’émotion si jamais je la laissais prendre le « pouvoir ». Je travaille à ça aussi, non pas à gommer mon hypersensibilité, mais à trouver un juste équilibre entre raison et sentiments, entre expression ressentie et expression réfléchie. La voie du milieu, le Tao, me semble être ce vers quoi nous devons tous tendre. Je dois apprendre à ouvrir un peu plus ma gueule, à retenir un peu plus mes sentiments, de façon à être capable de sortir de cette fameuse carapace ;
Monday, May 05, 2008
BLOODY MARY
From the bosom of despair she drank
Bitter became usual
Pain came as no surprise
Walking side by side wih evil
She took it by the hand
Too often played, she couldn't trust no man,
No God, no Master
Loved today, dismissed the morning after
That's why she will stand no King
No kingdom, crown or ring
Could ever submit her will
Life itself was harsh
And taught her a great deal
About tears
She has cut heads, crushed hearts,
For hers was turned to ice
So if you ever see her
You're bound to fall apart
And if you try to tame her
Please take my strong advice
Don't you fight against her nature
Despite the fact you're king
'Cause when we're close to Mary
We are but little thing...
Monday, April 21, 2008
Amy "desperate WINEHOUSEwife"??

J’ai fait le plus effrayant des rêves: Amy Winehouse était heureuse et faisait un album là-dessus. Il contenait des chansons sur sa joie de voir Blake hors de prison, sur ses projets de famille (elle avait dû annuler sa tournée pour cause de grossesse), elle se coiffait, se maquillait et s’habillait comme la ménagère lambda, s’était fait enlever tous ses tatouages au laser, se faisait prendre en photo en train de faire des courses chez Baby Dior ou en train de tricoter de la layette devant un thé (un thé ! la chanteuse de « rehab » ne buvait désormais que du thé, même pas long island !), avait repris du poids et des couleurs, bref, Amy Winehouse était devenue Vanessa Paradis en encore plus lisse ! Le réveil fut rude et douloureux, je suais à grosses gouttes et tout mon corps était courbaturé, comme si je sortais d’un combat de boxe avec Evander Holyfield. Comprenez moi bien, la perspective qu’Amy trouve du bonheur et de l’équilibre dans sa vie, fut-ce sous quelque forme que ce fut me réjouissait pour la personne qu’elle était, si fragile et déboussolée… non, ce côté-là de mon rêve ne me dérangeait pas, au contraire. « Good for you, Amy ! » Mais en attendant, ce bonheur a flingué ta carrière. D’accord, pendant un moment tu pétais un peu les plombs, tu annulais des concerts à tour de bras, et ceux que tu n’annulais pas, tu en chiais la moitié. Trop bourrée, trop coké, trop perchée pour donner satisfaction à un public devenu aussi accro à toi que tu ne l’étais à tes substances, qui te permettaient de fuir une réalité trop dure à assumer. Oui, mai voilà, si tu commences à nous servir de la soupe pré mâchée, avec quoi allons-nous apaiser notre douleur, nous, les vrais individus lambda, qui utilisions ta musique comme baume pour nos blessures ? Nous avons besoin de géniaux artistes comme toi, à la sensibilité à fleur de peau, et surtout capables de l’exprimer avec autant de puissance lyrique, pour mettre des mots sur nos maux, des mots justes, des mots universels, des mots qui touchent tout le monde et tout un chacun de façon bien particulière, de beaux mots… Non, Amy, nous t’aurions pardonnée d’être partie, de nous avoir abandonnés en pleine gloire pour aller jouer l’épouse modèle, en 24 ans tu as l’air d’en avoir chié l’équivalent de 240, tu le mérites autant sinon plus que quiconque. Mais alors il fallait partir, comme tu as toujours fait, sans chercher à justifier quoi que ce soit, sans croire que tu nous devais un « album d’au revoir ». Non, si cet album doit te ranger à côté des grandes chanteuses consensuelles, alors il fallait t’en abstenir. Le problème avec les artistes consensuels, trop lisses, c’est qu’ils sont, pour la plupart du temps, incapables de nous faire ressentir ce qu’ils chantent. Aussi belles soient les voix, aussi irréprochable soit la technique de chant, ÇA NOUS ENNUIE, au bout d’un moment! Mariah Carey, qui a commencé sa carrière en trombe, diva à la voix cristalline, mariée à son pygmalion de 30 ans son ainé, a décidé de se dévergonder, troquant sa robe de soirée pour les shorts XXS ne cachant rien de sa généreuse anatomie ; Whitney Houston, la petite fiancée noire de l’Amérique, formatée par Clive Davis et considérée « trop blanche » au début de sa carrière par la communauté noire de son pays tellement elle manquait d’aspérité (en apparence), a changé radicalement son image et sa vie en se mariant avec le Bad boy du R& B américain, menant une vie à 300 à l’heure avec coke, marijuana et scandales à tous les étages. Elles ont eu le parcours inverse du tien. Mais contrairement à toi, et c’est là ta force, tu as su te montrer géniale dans l’adversité, dans la tempête. Whitney a perdu 20 kg, gagné des valises sous les yeux et n’a pas sorti un album digne de ce nom depuis un moment; Mariah a continué a sortir album sur album, chantant des fadaises désormais destinées à des gamines de 14 ans qui veulent toutes porter ses tenues de pouffe post ado attardée. Toutes les deux ont commencée comme des artistes au comportement exemplaire, alors que toi, dès le début, tu as refusé de compromettre ton intégrité, de donner une image « marketée » de toi. Il est donc normal que, maintenant que tu es heureuse, tu ne sois capable que de bluettes pleines de bons sentiments, parlant plus de biberon avent que de bouteille de Jack Daniels… car c’est ta vie désormais, ta réalité !
Donc tu comprends que je me sois réveillé en sursaut ! Rien que de m’en rappeler, ça me donne encore des frissons… Mais heureusement, tu n’en es pas encore là. Tu souffres encore, c’est regrettable, comme pour tout être humain sur terre. Mais tu as encore matière à faire un ou deux albums de haute volée ; car tout ce que tu as connu depuis la sortie de ton deuxième album, carton mondial incontesté et si plébiscité, qui t’a fait passer du statut de gloire nationale à star mondiale, tu dois encore l’évacuer, le gérer, l’encaisser. Et tu ne le fais jamais aussi bien qu’en musique, parler de tes expériences de vie. Car tu es ta musique, et ta musique, c’est toi. Alors j’essaie de me rassurer, je me rappelle que ce n’était qu’un mauvais rêve, et je continue d’écouter Back to Black en boucle, du début à la fin. Sans zapper la moindre chanson. Et soudain, ma souffrance, ça va mieux…
Friday, April 18, 2008
non au boycott tardif des JO de Pékin!!!

SOS MIXITÉ EN FRANCE!!!

C'est en écoutant La Matinale ce matin sur Canal plus pendant que je me préparais pour le boulot que j'ai entendu cette histoire: en France, un tiers des mariages célébrés se font entre une personne de nationalité française et une personne de nationalité étrangère. Jusque là tout va bien, HOURRA!, c'est le triomphe de la mixité sur la bêtise et le racisme, et tant mieux. Mais là où ça coince, c'est que, pour prévenir les mariages blancs (qui représentent 0,5% de ces mariages mixtes, soit entre 2000 et 4000 par an), les couples dont un des conjoints n'est pas français qui veulent se marier, en particulier si l'étranger à un taux de mélanine trop élevé, les cheveux un peu crêpus et une apparence jugée trop "éxotique" subissent des épreuves qui tendent à se durcir, et qui relèvent de la pure et simple humiliation. Longueurs administratives injustifiés, interrogatoires du type inquisition sur des détails intimes de la vie du couple, non renouvellement arbitraire de titres de séjours de personnes remplissant toutes les conditions, etc... (pour le détail des cas, se réferer au site http://amoureuxauban.net/, rubrique témoignages... Édifiant!)
Comble de l'ironie, si un américain blanc désire se marier avec une française, il peut le faire plus facilement et sans subir ces affronts que s'il s'était agi d'un français (et par conséquent pas interessé par un mariage blanc, puisqu'il a DÉJÀ LA NATIONALITÉ FRANÇAISE!) d'origine congolaise, disons.
Il y'a comme un problème quelque part, et si je ne suis pas le seul à le croire, alors jetez un coup d'oeil à ce site, car même si vous n'êtes pas concerné, on connait tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui... et parfois plus proche qu'on ne l'imagine...
Vers une Négritude...

Il a permis à des millions de Noirs de se replonger dans leur histoire, de ne pas accepter celle imposé par le colonisateur, qui nous réduisait au rôle de "bons sauvages" illuminés par son arrivée. Il a ouvert la voie à d'autres voix, à d'autres analyses, à une autre Histoire ( Cheikh Anta Diop aurait-il écrit Civilisations Nègres et Culture s'il n'avait été nourri par la Négritude?);
Ce fourmillement est né dans une période d'opposition à la colonisation, et a permis de jeter un pont entre les Noirs de tous les continents, qui s'ignoraient. Avec Senghor, en alternant discours politique et poésie exaltant la beauté et la richesse de la culture Noire (car il existe bien une culture Noire, bien plus profonde que les stéréotypes communément véhiculés et renforcés pas des media tels que Mtv, BET, etc...).
La culture Noire est axée sur des valeurs, sur un mode de vie, sur une mémoire commune du continent Africain, qui s'exprime bien souvent de façon subtile et étonnante... Pour tout cela, ce n'est pas le peuple Noir, ni les minorités victimes de discrimination seulement qui doivent remercier Césaire, mais toute l'humanité, blancs, noirs, rouges et jaunes, car son combat visait avant tout non pas à nier les différences entre les hommes, comme le politiquement correct voudrait que nous le fassions aujourd'hui, mais à les faire ressortir puis cohabiter sur cette planète qui est commune à tous.
La France, Patrie de ce grand homme, est toujours confrontée à des problèmes non résolus découlant de sa période coloniale, des siècles de conditionnement visant à faire croire en la supériorité de l'homme blanc.Et il est de plus en plus urgent de les résoudre, par de vrais dialogues, par une vraie analyse de ce qui se passe aujourd'hui dans la société française. Je ne parle pas d'un interminable mea culpa, d'autoflagéllation coupable pour ce qu'ont fait les méchants ancêtres colonisateurs: il est temps d'avancer; mais en tenant compte la réalité d'aujourd'hui, que la France est, de par son Histoire, un pays multi culturel, au sein duquel les principes de Liberté, Égalité et Fraternité ne s'appliquent pas toujours selon l'idéal des Lumières devenu devise de la République. Les Noirs, les Arabes, les Asiatiques de France ont une Histoire qui ne peut être oubliée ou raccourcie et qui les a amenés sur le territoire français.
Aujourd'hui en France, un mariage sur trois est un mariage mixte (dont seulement 0,5% sont des mariages "blancs", en vue d'obtention de papiers). Ça fait beaucoup de petits métisses à qui il faudra expliquer que ils ont aussi bien des ancêtres gaulois que africains, maghrébins, asiatiques, etc. Et cette Histoire là les interessera forcément, puisque c'est aussi la leur...
Monday, April 14, 2008
About a man...
In the land of the lotus eaters, time plays tricks on you; one day you’re dreaming, the next your dream has become your reality. It was the best of times. If only someone had told me… mistakes were made, hearts were broken, harsh lessons learned. My family goes on without me, while I drown in a sea of pointless pussy. I don’t know how I got here… but here I am! Rotting away in the warm California sun. There are things I need to figure out, for her sake at least… the clock is ticking; the gap is widening… she won’t always love me no matter what…
Hank Moody, in Californication, season 1 episode 3, "The Whore Of Babylon"