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Friday, January 29, 2010

L'Odeur de l'Amour, by PH


Je me rappele plus comment ça sent l'amour.
Me rappele plus d'être anxieux pour me perdre dans ses bras,
De l'avoir autour de moi.

Parfois je le sens,très rapidement,
pendant un laps de temps,
une brise de vent!

je le vois,je le touche du bout des doigts...
Mais je n'ai plus besoin qu'il soit lá!!!(vraiment?)

Je me rappele plus de l'odeur de l'amour,
je crois l'avoir oublié.

À tout jamais?

(illustration: "The Scent of Love", de Stéphanie Clair, visible sur http://www.paragonfineart.com/artists/stephanie-clair.html )

Sunday, March 29, 2009

Ma2MOI+ELLE


Mademoiselle, seras tu MA demoiselle?
paraît qu' j'suis mad, moi, d'elle!
toujours la même ritournelle...

Pas le temps de voir venir et j'suis sous le charme de la belle,
oubliés tous les soucis je n'ai plus d'yeux que pour celle
qui fait chavirer mon coeur et m'obscurcit la cervelle
Son parfum vaut bien tous ceux de la maison de Chanel,
Mélange de mer, de coco, saupoudré d'un peu d'canelle.
Son sourire est une vision, ses yeux éclairent mon ciel;
le seul son de sa voix me fait faire des trucs démentiels!
Pour elle j'irais à pied de Paris à la Moselle...

Je ne suis pas de ceux qui croient aux sentiments éternels
et l'usure du temps détruit même les histoires les plus belle
mais tant qu'le feu sera là, j'serais loyal et fidèle
on aura de beaux enfants, au moins une bonne ribambelle
j'leur enseignerais le ballon, t'enseigneras la marelle
je ne suis pas de ceux qui croient aux vœux dits dans une chapelle
pour te prouver mon amour j'ai beaucoup mieux que l'autel
un tourbillon de bonheur, de temps en temps une querelle
malgré tout, une certitude, pas de vie à deux sans elle!

Mademoiselle, seras tu MA demoiselle?
paraît qu' j'suis mad, moi, d'elle!
toujours la même ritournelle...

L'enfant seul

by Oxmo Puccino

T'es comme une bougie
Qu'on a oublié d'éteindre dans une chambre vide,
Tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler
Celui qui a le moins de jouets
Le moins de chouchous
Celui qu'on fait chier
Le cœur meurtri et meurtrière est ta jalousie;
L'enfant seul se méfie de tout le monde, pas par
choix, mais dépit, pense qu'en guise d'amie
Son ombre suffit
Une solitude qui te suit jusque dans le sexe
Mon texte coupe l'enfant seul en deux espèces :
Ceux qui baisent à l'excès mais souhaiteraient se
Fixer à une femme plutôt qu'à mille fesses
Quand l'autre sorte écoute souvent la même
Chanson dans le poste, et porte le deuil d'une
Relation morte et reste l'œil humide.
La tête baissée laisse le cœur sur l'estomac,
L'estomac sur les genoux, ma tristesse n'a d'égale
Que le coup de gueule muet de l'enfant seul
Que nul ne calcule

{Refrain:}
T'es l'enfant seul
Je sais que c'est toi
Viens-tu des bas-fonds
Ou des quartiers neufs ?
Bref, au fond tous la même souffrance

Mes mots s'emboîtent les gens s'y voient comme
Dans une flaque d'eau, ça leur renvoie un triste reflet
Mais est-ce ma faute ?
T'es l'enfant seul c'est pas facile, on se comprend
Peu l' savent
Que je le sache ça te surprend.
Il mate par la vitre la solitude qui le mine
Fait passer la quinine pour un sucre
Faut être lucide, il faut qu'on se libère, disent-ils
Ils n'en discutent pas, confondent la rime et l'acte
La fuite et le suicide, un pact', une promo sans tract
Pas trop de mots nobody n'a capté le sale souhait
L'envie de se laisser par le cou pendu,
Pour punir les parents qui, pour aimer l'enfant,
Ont trop attendu, car si l'amour est une course
L'enfant naît c'est le départ en tête, l'embêtement
En passe-temps en fait des parents bêtes !
Maîtrise lancinante, sentiments en ciment sinon
Dans six ans on me retrouve ciseaux dans le crâne
Dans le sang gisant

{au Refrain}

L'enfant seul c'est l'inconnu muet du fond de classe
Celui de qui l'on se moque, rond comme
Coluche, ou le boss dans le hall, au groupe
Massif l'os dans le steak haché plantant
Chaque postulant à un poste,
Vu que les conneries de gosse des rues couvrent
Souvent un jeune qui souffre d'un gros gouffre affectif
Grandir sans père c'est dur
Même si la mère persévère
Ça sert mais pas à trouver ses repères c'est sûr !
Perdre sa mère c'est pire ! Demande à Pit j't'assure
T'as pas saisi enlève la mer de la Côte D'Azur
Quand ces gosses poussent leur souffrance aussi
Nous savons tous que personne ne guérit de son enfance
Même un torse poilu ne peut oublier sa vie de
Gosse du divorce rossé par son beau-père.
L'enfant seul c'est toi, eux, lui, elle
Oxmo Puccino voix de miel

Monday, February 23, 2009

The Invisible Man


It's the story of a man. A man among men, who, for being just another man, stopped being an actual man. He first became the shadow of his old self. He kept living and working and laughing and crying and doing whatever a man is supposed to do, but he was already unable to feel all those things. He was the only one to know that everything had changed, no one else seemed to notice.

Then he became a Ghost. People around him felt his presence, but it was like he no longer had substance. They wondered if he was still a flesh and bone human being. He wandered amidst the crowd, no longer performing those human features he desperately tried to keep up with before. He lost shape, odour, touch, became more of an idea, a souvenir, than a person.

It took him years to disappear before the very eyes that saw him everyday, those same eyes who wondered for a minute then stopped paying attention, bees in the hive, busy with heir own lives...

It's the story of a man. A man who seeked for a little warmth in this cold, cold world. A man whose mind was put to a test in the madness of this age we live in. A man facing a destiny, trying to fulfill it, relentlessly fighting for his right to be. Until he was no more...

Wednesday, December 17, 2008

untitled

vous hantez mon esprit, vous biaisez ma pensée
vous embrasez mon âme, vous intoxiquez mon souffle
vous m'empêchez d'écrire, vous me privez de vivre
vous modifiez mes visions, vous brisez mes émotions
vous capturez mes idées, vous dévastez mes aspirations
vous détruisez mon espoir, vous ravagez ma destinée
vous êtes moi et je ne suis pas

V. Filipovski

Monday, December 08, 2008

I AM HIP HOP! (en alexandrins)


Je suis pti' fils d'esclaves et je chante ma peine;
je suis chant de douleur devenu cri de haine;
je suis l'espoir qui naît d'un torrent d'amertume;
je suis une rose éclose au milieu du bitume;
je suis fils de la soul, du funk, du rock, du jazz;
je suis universel, j'ai des millions de blazes;
je suis né dans le Bronx, j'ai grandi dans son flanc,
puis j'ai pris manhattan, traversé l'océan,
j'ai muté, voyagé et envahit le monde,
pas un gosse qui m'ignore tant ma sève est féconde,
je transporte le rêve partout dans mes bagages
et je change de peau à chaque nouveau rivage;
je suis plus qu'une parole, suis un mode de vie,
culture à part entière, une vraie philosophie
j'tague partout mon nom dans les rues de vos villes
et j'invente des mots pour décrire tous mes maux;
je vis avec eux tous la plus belle des idylles
puis m'impose, surnois, au fond de vos cerveaux!
j'apaise ma colère en volant de mes pieds
que ce soit en freestyle ou figure imposée
mon deejay aux platines recycle le temps,
par le sample il ravive les refrains d'antan;
je suis festif ou grave, c'est selon le moment,
le style ou le MC qui déverse son torrent;
je suis fier d'être né pour reprendre le flambeau
j'ai 30 ans, j'suis le hip hop, suis encore nouveau,
mais suis là pour rester alors gare à mon flow!

Le Hip Hop a été reconnu pratique culturelle la plus répandue sur la planète par l'UNESCO en 2006. c'est un phénomène culturel à part entière regroupant des gens de tous ages, origines et horizons, avec un même amour pour les codes, les références, les mots... il y a plusieurs variantes et styles au sein même des différentes disciplines qui composent cette culture (le rap, le tag, le deejaying, le beat box et la danse), et ils rassemblent des millions de personnes dans le monde sous une même banière. je suis pour un message de tolérance et de paix dans le hip hop, car c'est un héritage culturel qui doit être transmis sous sa meilleure forme possible. I LOVE HIP HOP. I AM HIP HOP. LONG LIVE HIP HOP!
(en photo: DJ Kool Herc, le fondateur du hip hop)

Wednesday, December 03, 2008

jl'ai vu...


y'a un truc dans tes yeux
je saurai pas te dire quoi mais je l'ai vu
pas les étoiles prises au ciel par un hypothétique père voleur,
non! pas non plus le bleu de la mer, je sais bien q ils sont marron
c'est pas non plus un air rieur ni une promesse de bonheur
plutôt un cri assourdissant dans le noir de tes pupilles
mélange de haine et de douleur
une lueur inhabituelle dans les yeux d'une si jeune fille

y'a un truc dans tes yeux, ça a duré une fraction de secondes
imperceptible aux yeux du monde mais si visible pour les miens
on dit que le malheur crée des liens
c'est peut être une autre histoire, mais je crois savoir d'où il vient
ce truc que j'ai vu dans tes yeux...

Thursday, November 27, 2008

un truc à te dire... (une non déclaration)

je sais pas comment te le dire, ni comment ne pas te le dire, je ne sais pas si je dois te le dire, ni si tu me croiras si je te le dis, je sais que je devrais pas te le dire, j'ai trop hésité avant de te le dire, peut être est ce trop tôt pour te le dire,ou bien trop tard, tant pis, je vais le dire, j'avais vraiment trop peur de le dire, de peur de comment t'allais réagir, mais au final je DOIS te le dire, peux pas faire autrement que le dire, je tourne autour du pot pour le dire, c'est une grosse connerie, je sais, de le dire, une fois que c'est dit, c'est dit, rien à dire, si jte le dis peux pas le dédire, mais tu aurais fini par le déduire, faute de t'avoir j'peux plus te le dire, faute de te voir, je vais te l'écrire, j'sais toujours pas comment te le dire, j'joue avec les mots, c'est dur à écrire, jme rends maboule à force d'écrire tout sauf ce que j'ai envie de te dire... puis laisse tomber, jpeux pas te l'écrire, j'ai oublié c'que j'voulais te dire!

Thursday, June 19, 2008

"Aube", d'Arthur Rimbaud

J'ai embrassé l'aube d'été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit. La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins: à la cime argentée, je reconnus la déesse. Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais. En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois. Au réveil il était midi.