Friday, January 29, 2010

L'Odeur de l'Amour, by PH


Je me rappele plus comment ça sent l'amour.
Me rappele plus d'être anxieux pour me perdre dans ses bras,
De l'avoir autour de moi.

Parfois je le sens,très rapidement,
pendant un laps de temps,
une brise de vent!

je le vois,je le touche du bout des doigts...
Mais je n'ai plus besoin qu'il soit lá!!!(vraiment?)

Je me rappele plus de l'odeur de l'amour,
je crois l'avoir oublié.

À tout jamais?

(illustration: "The Scent of Love", de Stéphanie Clair, visible sur http://www.paragonfineart.com/artists/stephanie-clair.html )

Wednesday, January 20, 2010

Paraît qu't'es qu'un gamine...!?




-Paraît qu't'es une gamine! T'as 22 ans, l'insouciance propre à ton âge, envie de découverte, d'expériences, de vivre, en somme... Tu aimes la fête, les fringues et les chaussures, le voyage, tu es en plein dans tes études, ta vie se conjugue au présent!

-Paraît qu't'es qu'un bébé, que tu n'y connais rien à la vie, que t'as pas assez de vécu, pas assez d'expérience, que comparée à un vieux briscard de 30 ans tu ne fais pas le poids, et que ça ne peut que te blesser;

-Paraît qu't'as pas les épaules, que t'es rien qu'une gosse, tellement gâtée que tu veux même pas de gosses, que cette relation te dépasse, que t'es qu'un passetemps, que tu disparaîtras dans pas longtemps et sans laisser de traces...

-Paraît que, paraît que, mais paraît d'après QUI?

Il paraît, on dit, je parie... tout ça n'a que très peu de valeur, et encore moins venant de personnes qui ne te connaissent pas, et ne peuvent donc pas savoir qui tu es, ce que tu as bien pu vivre pendant tes 22 petites années, comment tu assimiles ce que tu vis et ce que tu vois... Nous sommes tous différents face aux différents événements de la vie. Certains privilégiés parviennent à traverser les décennies sans faire la véritable expérience de la souffrance, de l'abandon, de la violence, de la trahison et d'autres maux qui sont forcément formateurs, dans la vie; parce que oui, hélàs, contrairement au malheur, le bonheur n'est pas formateur! On le prend et on l'accepte comme une évidence, on ne se demande pas si on a de la chance de l'avoir tant que nous n'avons connu que cela.

Le malheur, les problèmes, les contrariétés, par contre, quand ils nous arrivent, nous obligent à les regarder en face, qu'on décide de les affronter ou pas... Les expériences positives sont la vie "normale"; les expériences négatives, des "accidents de vie", dans l'esprit des gens d'une façon générale. Mais si c'était l'inverse? Si c'était le malheur la constante, et le bonheur un heureux imprévu? Si l'on abordait la vie de cette façon, nous serions beaucoup plus reconnaissants de notre bonheur, et nous porterions moins de jugements sur les autres, occupés que nous serions à construire et préserver cet éphémère et fragile bonheur que nous nous efforçons tous d'atteindre.

Alors oui, tu as 22 ans. Oui, tu vis au présent, tu as des rêves, tu as des ambitions, tu as des envies propres à ton âge. Personne n'est en droit d'exiger plus de toi; tu as le vécu que tu as, qui est le tien et qui n'appartient qu'à toi; ceux qui ne le connaissent pas, qui ne TE connaissent pas, n'ont pas à le connaître. Moi je sais pourquoi je suis avec toi; moi je sais la place que tu as dans ma vie aujourd'hui, car moi aussi je vis au présent; moi je sais quels projets, rêves ou envies je peux avoir pour moi, pour toi, pour nous, pour demain; et tout ça, je le partage AVEC TOI. Parce que au final, c'est entre toi et moi que ça se passe. C'est à nous d'évoluer ensemble, de partager nos visions de la vie. Serons nous encore ensemble dans un an, dans cinq ans, dans 10 jours? Bien malin celui qui saura répondre avec certitude. J'ai ma petite idée, ma grosse envie, et je la partage avec toi. TOI. MOI. NOUS. Pour les autres, pour le reste, qui vivra verra.

Wednesday, January 13, 2010

Friday, January 08, 2010

La Revolution 2.0



L'histoire humaine est pétrie de contradictions, de changements d'opinions et de regards sur certains sujets, selon les époques et les lieux; ceci dit, la journée que je viens de vivre sur facebook me laisse coi, pantois, abasourdi...

Ce matin, en allumant mon facebook, je vois pluseurs statuts avec des couleurs. Juste un mot, deux ou trois. "Rouge". "Noir". "Vert et bleu". "violet pailleté". Par la suite, j'ai compris que c'était surtout - uniquement, même - des statuts de filles. "C'est quoi ce virus féminin qui sévit ce matin?" me suis je demandé. Il se trouve qu'un mail circulait entre femmes pour qu'elles affichent en statut la couleur de leur soutien gorge, pour sensibiliser les gens au problème du cancer du sein. Puis ça ferait râler les mecs, qui forcément ne comprendraient pas de quoi il s'agissait. C'était censé être un buzz féminin, un casse tête pour nous. Amusant, et une façon de prendre le pouvoir et nous faire tourner en bourrique le temps d'une journée.
Mais si je ne suis pas une femme, logiquement, je n'ai pas reçu ce mail, donc comment suis-je au courant? Je l'ai appris de source confidentielle et secrète... (en fait, plusieurs mecs ont été au courant, ça s'est éventé... confier un secret à une femme, quelle idée!)

Donc, assez vite, l'on a su qu'il s'agissait de la couleur de dessous de ces demoiselles, et comme on pouvai s'y attendre, émoustillement et quolibets ont été de mise. Des boutades que je vous laisse imaginer, des détournements (on fait pareil les mecs, pour le cancer de la prostate) dont j'ai été, également... bref, j'ai passé un bon moment à me marrer après la pause déjeuner!

Je n'ai aucune envie de ressortir l'histoire du soutif à travers les âges, ça me barbe et ce n'est pas le propos. Qu'on les brûle ou qu'on les encense, ce sont les mouvements de l'Histoire qui font ça, et bien qu'on ait parfois l'impression d'influencer quoi que ce soit, de prendre une décision et une posture qui aide à faire changer les choses, la plupart du temps on se laisse emporter par le mouvement, comme 99% des gens sur la planète. La question qui me taraude l'esprit est celle du pouvoir de ce puissant media qui est flou, aux frontières indéfinies, tellement il englobe presque tous les autres et bien plus: INTERNET.
La révolution 2.0 est en marche, ça nous l'avons bien compris depuis belle lurette; on communique mieux, on consomme mieux, on échange mieux, on se repère mieux, on apprend mieux, on trouve mieux, tout se passe mieux sur internet. Nos téléphones sont équipés pour qu'on ait nos mails, notre facebook, notre twitter, nos blogs, bref, nos amis, notre univers dans notre poche. Nous avons la possibilité d'être "connectés" 24h/24, et certains (dont moi) le sont. Cependant, cette révolution a, comme toute révolution digne de ce nom, ses problèmes intrinsèques, ainsi que ses détracteurs. Le téléchargement illégal, l'utilisation des données privées (que l'on fournit ostensiblement à chaque fois qu'on créé une adresse mail, un compte su un réseau social ou qu'on achète un livre à la fnac), l'omniprésence de la publicité, la facilité avec laquelle on pirate tout et n'importe quoi, la sensation de flicage de nos mouvements, de nos habitudes de navigation, d'achat, etc... tout ceci peut faire peur, et laisse craindre l'avènement d'une société Orwellienne. 1984 est passée, et rien n'est arrivé, mais rien ne dit qu'on ne s'avance pas dans ce sens... Ce petit message viral qui a fait le tour du web en quelques heures, c'est un exemple parmi tant d'autres. Quelqu'un a décidé de jouer à "Jacques-a-dit" avec les facebookiennes, et comme l'idée était ludique, marrante, avec une caution "utile", avec le rappel du cancer du sein, elles ont joué le jeu.

Mais d'où vient vraiment ce message? à quoi a-t-il vraiment servi, et comment? Ne serait-ce qu'un grand test grandeur Nature de la docilité "moutonnique" des utilisateurs de réseaux sociaux, trop désireux de faire partie du buzz pour ne pas y participer? Je ne veux pas verser dans la paranoïa et les théories de complot, mais je suis sceptique de nature, avec un brin de cynisme (le tout pour me protéger de ma naïveté chronique... vous avez dit contradiction? pas tant que ça!) et j'ai du mal à croire que le seul but était de colorer les statuts et les commentaires hauts en couleur qui en ont découlé (oula! l'âme d'un poète, aujourd'hui!).
Mon scepticisme me dicte donc de me poser des questions, toujours des questions, d'autant plus que je suis concerné: j'utilise ostensiblement les nouvelles technologies, et bien qu'avec les mesures de précaution qui s'imposent, pas mal d'aspects de ma vie sont exposés sur facebook. Je ne me méfie pas de mes amis qui y ont accès, ça je peux plus ou moins le contrôler, mais je me pose la question de qui tient le back-office de tout ce beau ménage cybernétique. Ne craignons pas le progrès; mais soyons attentifs à ceux qui en tiennent les commandes. Car ce sont eux qui détiennent le vrai pouvoir. Affaire à suivre...

Wednesday, January 06, 2010

Mes coups de coeur fin 2009 / début 2010



"Métronome - L'Histoire de France au Rythme du Métro Parisien", de Lorànt Deutsch. Un livre léger, instructif, documenté, sur les petites histoires qui ont fait la Grande Histoire du Métro Parisien et de la France. Pour les amoureux de Paris et d'insolite;
"The Blueprint 3", de Jay Z. Jigga man is back! L'album est une bombe atomique, en particulier Empire State of Mind, feat Alicia Keys. On l'attendait à ce niveau depuis The Black Album. Kingdom Come et American Gangster ont été "sans plus, mais là, on comprend pourquoi, commercial ou pas, il reste une des langues les plus assassines de NYC!
"Braquo", série policière écrite par Olivier Marchal, diffusée sur Canal +. Une série coup de poing, descente dans l'univers parfois glauque de la police, du grand banditisme, et les frontières minces qui séparent (ou rassemblent) les deux univers...
Google. Géant de la recherche sur internet, l'entreprise a décidé de concurrencer Microsoft et Apple sur leur terrain, allant de sa messagerie avec chat integré (Gmail/ Gtalk) à son programme de vues sattelite de la planète (Google Earth), à son navigateur (Chrome), à son chat interactif (Google Wave, en phase beta, pas vraiment un franc succès...) à son OS pour smartphone (Android), son propre smartphone (Nexus One, sorti hier aux USA), et un OS open source promis pour 2010/ 2011. TREMBLEZ, LES CONCURRENTS!!!
La Blogosphère. Je me suis lancé en 2006, et 3 ans et demi après, je constate que j'ai réussi à "contaminer" certains amis, d'autres étaient déjà plus mordus que moi, et j'ai pu découvrir leurs univers, leurs délires, leurs imaginaires, leurs passions... J'ai moins lu de livres en 2009 par rapport à mon rythme habituel, mais j'ai beaucoup lu sur internet, des choses moins littéraires mais parfois de très bonne qualité. J'ai compris que pour beaucoup, comme pour moi, BLOGGING IS A WAY OF LIFE!


Le complexe d'Ikea


TRONDHEIM; HEMNES; ALVINE KOTTAR; EDLAND; ÄRSTID; KVART; GRUNDTAL; LÄMPLIG; STENSTORP

Non, je ne me suis pas passionné soudainement par la langue suédoise. Je ne suis pas non plus en train de choisir des prénoms pour mes futurs enfants. Vous voyez toujours pas? Vous êtes nuls, c'est écrit dans le titre! Voilà, j'ai feuilleté un catalogue Ikea. Et là je sens les connaisseurs du problème frémir intérieurement... QUOI? T'en es LÀ? Tu emménages avec ta chérie? Euh... non, pas du tout! Mais pourquoi ce front ruisselant de sueur, tout d'un coup, cette impression de malaise? Ça ne va pas? Si, je vois bien que tu vas pas bien, là... Allez, dis moi tout...

Ceci n'était qu'une manifestation possible du complexe d'Ikea chez les jeunes fin vingtenaires/début trentenaires des années 2010. Le complexe quoi? Oui, le complexe d'Ikea, aussi connu comme la peur panique du bleu et jaune, les chocottes du supermarché de l'aménagement intérieur pour jeune couple aux moyens plus ou moins limités mais ayant envie de confort et un minimum de design. Mais avouez que c'est long, tout ça, alors on va l'appeler le complexe d'Ikea. Ou tout simplement la peur de franchir le pas. Décryptage, s'il vous plaît.

Il/elle a entre 25/35 ans,jeune cadre urbain dynamique se battant pour se faire sa place professionnellement, ayant connu son lot d'aventures et mésaventures amoureuses, son lot de déceptions et parfois ayant connu les joies de la vie en concubinage: pas en collocation, mais la vraie vie maritale, bail aux deux noms, compte joint, vacances dans les deux familles et toute la panoplie "on est jeunes, beaux et on a un avenir radieux ensemble". Mais voilà, cet avenir se conjugue aujourd'hui au passé, la claque est arrivée qui fait mal, et il/elle a été contraint(e) de se regarder autrement que comme la personne idéale, le couple idéale... C'est une des nombreuses "sorties du Paradis" qu'on connait au long de notre vie ("à 3 ans, en entrant en crèche: ah bon, je ne suis pas le centre du monde? Maman n'est pas Dieu? je dois apprendre à partager?"; des exemples comme ça il y en a à chque étape importante de la vie...); probablement la première claque sérieuse en tant qu'adulte, elle laisse des marques, et c'est bien connu que "chat échaudé..."

Mais bon, on s'en relève, un peu moins naïf, un peu plus cynique, on traverse des périodes de flou sentimental, de recherches diverses et variées, jusqu'à ce que l'impensable arrive; un nouveau quelqu'un, qui a commencé par être un quelqu'un parmi des quelqu'uns, devient peu à peu QUELQU'UN... et là c'est la merde... (quelqu'un me suit? ok, je continue, alors). Aprè la déception, le nihilisme sentimental semblait une alternative possible et paisible à la souffrance provoquée par le simple fait d'aimer. Être vulnérable, craindre que l'autre (le nouveau quelqu'un) nous blesse à nouveau (alors que c'est pas lui qui l'a fait, c'est le quelqu'un antérieur, faut suivre...), c'est prendre un risque inutile... Surtout si c'est pour finir comme la ou les fois antérieures... Alors on se laisse vivre, on va d'arbre en arbre, on goûte à tous les fruits mais on se décide jamais à planter son propre pommier. Alors pourquoi, Grand Dieu, laisse-t-on ce nouveau quelqu'un devenir QUELQU'UN? Pourquoi se met-on à rêver que "cette fois-ci pourrait être la bonne, qui sait..."?!?

Bref, on est masochistes dans une certaine mesure, ou alors romantiques, ou alors pragmatiques, et on sait que à 30 ans, envisager de passer sa vie seul, sans réduction d'impôts, c'est hard, et on met deux fois plus de temps à payer un appart... En somme, on peut se donner toutes les excuses, justifications ou prétextes au monde, la seule explication valable est que la vie suit son cours! On a envie, besoin de partager de l'intimité, de construire une relation, de s'épanouir aussi de ce côté là (les K€ c'est bien, mais tout seul, au bout d'un moment...), voire de se répliquer (tic tac, tic tac... horloge biologique bonjour, j'écoute?). OK. Donc on est dans cette nouvelle passade devenue relation, et avant qu'on se rende compte, on a les mêmes amis, on connait l'arrière grand mère l'un de l'autre, on est un couple, c'est clair et net... Ça fait maintenant 2 ans q il n'a plus mis les pieds dans son appart, qu'il a d'ailleurs sous loué à un pote en galère... Mais toujours pas d'appart aux deux noms, plus spacieux, loyer unique et factures partagées... C'est une zone de non droit, un peu, le Sahel du couple, un tabou tacite auquel on ne touche pas... La moindre allusion à un VRAI emménagement, à une vie commune sur un mode plus réglementé que celui du camping sauvage chez l'autre, ça réactive de vieilles angoisses, déclenche des réactions de panique et des comportements irrationnels... Ce sont les résidus de ce qui s'est pas bien passé, voire de ce qui s'est très mal passé qui remontent à la surface, et on se met à revoir le film au ralenti... alors on repousse, on évite, on rejette l'idée même d'un quelconque projet de cet accabit... la simple présence d'un catalogue Ikea est vécue comme une attaque frontale, comme un coup de pression de 400 tonnes sur nos frêles épaules encore meurtries de la dernière relation qui s'est si mal passée (ah bon? ça fait déjà 4 ans? ah ouais, ça passe vite...)

Le fait est qu'on promène tous des vieux démons de notre passé, et ils conditionnent parfois notre comportement dans la relation présente, ce qui est mauvais, surtout quand on n'en a pas conscience. Dans ces conditions, prendre un pas de l'avant, décider, après une période raisonnable, de reformer un foyer (au bout de 3 mois, c'est peut être un peu rapide quand même... 7 ans, tu peux légitimement te demander pourquoi tu es avec la personne si vous êtes incapables de franchir un cap, mais la vérité c'est que chacun son rythme, donc c'est une chose qui se règle à deux, comme toutes les danses en couple), ça devient pesant, difficile, et pas souhaitable. Ikea, ça veut dire vrai nouveau départ, avec les mêmes risques d'échec, mais la conscience de ça en plus...Donc on se met en ménage la première fois par amour et on espère que ça durera pour toujours; on le fait la deuxième fois en étant conscient qu'il faudra travailler et donner de sa personne pour faire vivre la relation sachant que même comme ça il n'y a pas de garanties de quoi que ce soit... DUR! Mais oui, mais c'est ça, la vie, coco... Bienvenu dans la vie adulte! Ikea, c'est ne plus être emporté dans le tourbillon de l'amour, mais faire des choix conscients, pragmatiques, structurés et structurants... C'est passer du yéyé insouciant et jouisseur avec les cheveux en bataille au jeune cadre, costard cravate, crédit maison sur 20 ans, vacances à la Baule 2,1 enfants... C'est pas automatique, mais c'est se mettre sacrément sur la voie. Alors ajoutez cette énième perte de l'innocence aux différents problèmes susmentionnés découlant d'un passé marqué; conjuguer liberté nouvelle ou retrouvée et "enchaînement" volontaire et en quelque sorte "pénalisant" ne serait ce que du point de vue de la liberté individuelle au sein de notre propre chez nous, dans notre ultime rempart... Le besoin humain de liberté et d'indépendance est il compatible avec celui tout aussi humain de partage, d'attachement et de fondation d'un foyer rassurant, d'un cocon, d'un nid à deux? Cette question, aussi banale puisse-t-elle paraître, est, si l'on regarde d'assez près, très nouvelle, et toute ma génération se retrouve confrontée à elle. Aussitôt que des réponses se feront connaître, je vous en ferai part, promis, les amis! En attendant, il paraît que c'est les soldes chez IKEA!

(coincidence extrême: au moment où je boucle cet article, le mode aléatoire de mon iTunes joue "Breakdown" de Mariah Carey, feat Bone Thugs n' Harmony...)

Épiphanie: wishing on a star


Voilà. La folie des fêtes prend fin aujourd'hui. On vire le sapin, on est tous revenus au travail, la vie reprend son cours, l'hiver n'est plus une parenthèse enchantée, et on se rend compte qu'il fait froid. Les "bonne année" sont encore de rigueur, mais on est bel et bien revenus les deux pieds dans la réalité de tous les jours... Alors, des résolutions pour 2010? Pas plus qu'en 2009... Ou plutôt, les mêmes, puisqu'elles ne sont pas limitées dans le temps. Ce sont plutôt des résolutions de vie...

Donc, non, pas d'objectifs 2010, plutôt des envies. Toujours la même qui mène la danse, l'envie de paix. Avec moi même et les autres. Comme une utopie que je me martèle tous les jours dans la tête jusqu'à la faire devenir vérité; comme de vouloir, au milieu de bombardements, de panique et de misère, avoir le temps de m'arrêter et contempler la beauté d'une fleur échappée au chaos. Ma vie, LA VIE, elle n'est pas simple. Mais il faut que j'arrive autant que possible à en apprécier les côtés positifs. Ne serait-ce que par respect envers ceux qui ne sont plus de ce monde, et qui auraient sûrement voulu un jour de plus, un souffle de plus, un mot de plus, un sourire de plus.

Alors non, elle n'est pas toujours simple, elle peut être sacrément compliquée, dure, vache, salope, injuste... mais il ne tient qu'à moi (et à chacun de nous) d'en tirer le meilleur. 2009 a été une année riche en événements, en changements, en décisions, en rencontres, en discussions, en réglages en tous genres. Je vais très égoïstement me souhaiter de continuer dans cette voie que j'espère être la bonne, et d'avoir la clairvoyance d'en changer si jamais elle ne l'est pas, de corriger mes erreurs, de cultiver les bonnes vraies amitiés, de mettre en pratique chaque jour l'ensemble de valeurs que, bien ou mal, je m'efforce de respecter.

Non, je ne suis pas Superman, et je ne vais pas tout déchirer en 2010. Mais j'espère continuer mon chemin paisiblement, courageusement, entouré de personnes vraies et sincères. Pas d'or, myrrhe ou encens pour moi, donc, mais de la sagesse, ce serait le plus beau des cadeaux cette année (et un nouvel appareil photo, coming soon!). Je vais suivre mon étoile, qui a été parfois éteinte, parfois lointaine, mais jamais absente (et je lui en suis reconnaissant). Et comme je ne suis pas si égoïste que ça (du moins j'aime le penser) je vais souhaiter la même chose à tous ceux qui me sont chers... et ceci inclue tous ceux qui liront ces quelques lignes, connus ou anonymes. BONNE ANNÉE 2010, ayez le courage de vos rêves, et comme le dirait un young wise member of Tao clan: BE FORT!

"More than machinery, we need Humanity."
Charlie Chaplin

Saturday, December 05, 2009

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blème,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine

Wednesday, December 02, 2009

7:40 am (trublion depuis 1979)

Il y a des jours comme ça, où on ne sait pas trop... où on se dit, en regardant en arrière, que des choses auraient pu être différentes, que l'on aurait pu éviter cette erreur ou cet oubli, cette colère ou ce mot de trop... Il y a des jours où on se réveille, plus conscients que les autres jours, qu'on vit une vie imparfaite, dans un monde imparfait; qu nos désirs d'aujourd'hui sont parfois nos regrets de demain, que notre bonheur ne dure que tant qu'on comprend ce qu'il en coûte de se battre pour lui. Il y a des jours où, en sortant du lit, en rentrant dans la baignoire, à moitié endormi encore, pour accomplir une série de gestes mécaniques et quotidiens qui donnent le coup d'envoi de notre journée, on se dit: "j'ai pas envie..."

Ces jours là, ce sont justement ceux où il faut faire son possible pour rêver éveillé, pour remercier la vie de nous permettre, malgré tout, de goûter aux joies simples qui sont trop souvent négligées, noyées dans une vie qui a de moins en moins de sens. Des jours comme ça, je me dis juste que j'ai de la chance. La chance de vivre, d'aimer, d'être aimé, de rêver, de m'émouvoir... et ce depuis le 2 décembre 1979, à 7h40 du matin.

Alors je remercie ceux qui ont fait en sorte que ce soit possible; et je ne parle pas juste de mes parents et de ma conception biologique, mais de ceux qui, tout au long de ces 30 ans, m'ont connu, aimé, soutenu, nourri (de toutes les façons possibles), detesté, envié, combatu, ignoré, humilié, corrigé, réconforté, inspiré, stimulé, poussé, encouragé à voler le plus haut possible... Sans vous tous, je ne serais pas celui que je suis aujourd'hui, et erreurs ou pas, doutes ou certitudes, ce qui me semble juste est que vous êtes tous une partie de moi.

En me lisant, vous, inconnus, anonymes, curieux et chanceux(!), vous devenez une partie de moi aussi. Car vous donnez un sens à l'une des choses qui me tiennent le plus à coeur dans cette vie: l'écriture. Pas d'écriture sans lecteurs, et sans ça, ma vie aurait beaucoup moins de saveur, pour moi. Alors MERCI! Pourvu que je sois encore là, et aie toujours autant de chance dans 30 ans.

Monday, November 16, 2009

chapitre 28

(Sur la Photo: Christine de Chasteigner et ses deux enfants, Frédéric et Charles Beigbeder)
Je ne suis pas spécialement sensible aux prix littéraires, ni aux prix en général. Mais je n'ai pas pu m'empêcher d'être content d'apprendre que Frédéric Beigbeder a eu le prix Renaudot. Même si le concept de compétition entre écrivains me semble incompatible avec ce qu'est la littérature pour moi; ce qu'on écrit vient du fin fond de soi, et quel que puisse être le style ou le thème abordé, celui qui écrit se livre. Plus qu'on ne l'imagine. Plus que l'écrivain ne l'imagine lui même, parfois...
Donc, Fredo, le déjanté, le dandy, le trublion de la littérature française de ce début de siècle, celui qui a eu son coup d'éclat en mettant un coup de pied dans l'industrie de la publiclté (qui le nourrissait), qui est un des noceurs les plus célèbres de Paris et d'Europe, celui qui a traîné sa gouaille Wildienne dans tous les salons ou il fallait être, qui a créé à son tour SON prix littéraire (le Prix de Flore, qu'il a eu la correction de ne jamais remporter!), eh bah cet homme qui écrit sur sa vie en se cachant derrière Marc Marronnier, Octave Parengo ou Oscar Dufresne, a remporté son premier prix littéraire "Majeur" en écrivant à la première personne, sous son vrai nom, le souvenir romancisé de sa vie... Je ne vais pas rentrer dans le détail de ce que j'ai pensé de ce livre, je suis un adepte depuis longtemps, depuis que j'ai lu "Nouvelles sous Ecstasy" (merci PH!), suivi de "l'Amour Dure Trois Ans", "Mémoires d'un Jeune Homme Dérangé" (le seul titre est une référence délicieuse à Simone de Beauvoir). Je ne parlerais donc pas (ou peu) de l'étrange impression de lire ma biographie à chaque livre de FB q j'ai lu (alors que nos vies ont été aussi éloignées q possible l'une de l'autre, ou peut être pas tant que ça justement...). J'en suis donc arrivé à me dire que jamais je ne pourrai écrire mon autobiographie, car elle ressemblerait (en plus maladroit) à un livre de Beigbeder. Je prends donc son autobiographie, "Un Roman Français", pour vous faire part de plein de situations que j'ai vécues et qu'il a écrites. Beigbeder est allé très loin dans ses souvenirs, décortiquant les rapports qui le lient à tous les gens de son passé, et notamment son frère. Rarement un chapitre m'a autant frappé que le chapitre 28 d'"Un Roman Français", de Frédéric Beigbeder. Il parle de MOI! Il met des mots sur des émotions qu j'ai ressenties, presque exactement de la même façon, comme si, au final, ça ne pouvait se passer QUE comme ça, les rapports grand frère-petit frère. C'est la plus belle déclaration d'amour fraternel qu'il m'ait été donné de lire. Je ne peux que vous inciter vivement à le lire. Vous qui avez un grand frère. Vous qui avez un petit frère. Vous qui n'avez pas de frère.

Thursday, November 05, 2009

Tu la veux, ta récompense???


L'Homme avance. L'Homme évolue. L'Homme se dépasse. Et tout ceci dans un but bien précis: celui de recevoir une récompense. La neuroscience a même établi que c'est un système fondamental (appelé "système de renforcement"), qui fait qu'on avance. Les renforcements sont grosso modo de trois ordres: cognitif (apprentissage), motivationnel (nous pousse plus loin pour atteindre une récompense ou échapper à une punition, en gros on est tous des chiens de Pavlov) et affectif (correspondant au plaisir provoqué par la récompense).

J'ai donc choisi de m'intéresser au renforcement sous l'angle affectif. Oui, parce que le fonctionnement neurologique, les régions du cerveau que cela affecte, tout cela est bien entendu passionnant et nécessaire pour une compréhension un peu moins succinte du phénomène, mais ce n'est pas ma came (cf les liens pour les détails techniques). Ce qui m'intéresse, c'est de voir les effets de ce système de récompenses dans le comportement humain, dans notre vie de tous les jours. Et dans la vie de tous les jours, il y a un exemple, sinon L'EXEMPLE par excellence qui illustre à merveille ce propos: le SEXE.

Petit retour au versant scientifique pour préciser que l'Homme, comme quelques autres rares espèces, ne pratique pas le sexe dans le seul but de reproduction, mais de trouver du plaisir érotique. Ce plaisir induit toute une série de réactions endocrinologiques qui font ressentir un bien être physique et émotionnel tel que l'on cherche à le reproduire autant que possible. En gros, on baise parce que c'est bon, pas (seulement) pour avoir des enfants. J'entends déjà les pères moralistes dire qu'il s'agit d'une dérive de la société moderne, que de leur temps les gens savaient se tenir, qu'il y avait de la morale et pas toute cette fornication ambiante du XXIème siècle, signe de fin de monde! Je n'ai qu'une chose à leur répondre: les premiers préservatifs connus datent d'il y a 5000 ans! Gardez donc vos refrains moralistes pour quelqu'un que ça intéresse, et documentez vous sur le monde dans lequel ont vécu vos arrière-arrière-arrière grands parents, vous verrez que parfois en comparaison, les "jeunes fornicateurs" de nos jours sont pratiquement des anges!

Reprenons le fil ténue de cet exposé, si vous le voulez bien: faire l'amour apporte du plaisir, ce plaisir fait du bien, on cherche à le reproduire (le plaisir, pas l'être humain). Objection possible: la Nature (ou Dieu, le Créateur, Allah, selon les croyances) dans sa grande sagesse a rendu cette fonction "agréable" pour faciliter la reproduction et assurer la survie de l'espèce. Certes, c'est une hypothèse, et je pense qu'il y a une part de vrai là dedans (même si pour certains animaux, ce n'est pas une question de plaisir, et ils continuent quand même de se reproduire).

Que dire alors des comportements sexuels n'ayant pas pour but la reproduction, mais le plaisir pur et simple? Contre Nature? Perversion? Pas si sûr non plus. J'en veux pour exemple la fellation. Ça ne sert à rien d'un point de vue reproductif, et pourtant les Hommes la pratiquent, ainsi que d'autres espèces -les chauve souris, les bonobos, qui s'en servent comme méthode de résolution de conflit (sages animaux, ces bonobo!) - et plus j'en chercherais, plus j'en trouverais, des adeptes...

Quel est donc le secret de la fellation? Qu'est ce que la pipe, en vrai? C'est un mélange de plein de choses. Du point de vue purement masculin, c'est une stimulation directe du pénis, donc forcément agréable. Elle permet de reproduire la sensation de pénétration dans des conditions différentes, tout en conservant le côté chaud, humide et accueillant, la succion reproduisant la fermeté des paroies vaginales. Voilà pour le côté physiologique. Après, psychologiquement (parce que oui, le plaisir n'est pas qu'une questioon d'echaînements physiques, tout passe par le cerveau, et celui là est gourmand en sensations mais aussi en émotions), le succès de cette pratique est sûrement dû aussi au rapport de domination, réel ou fictif, qui en ressort. L'homme en plus de "posséder" la femme, le fait par des voies "non-prévues" à cet effet. Elle est dans une position "d'adoration" de ce qu'il considère comme l'atout majeur de sa virilité, lui conférant ainsi une impression de puissance qui en soit est un stimulant très puissant. Parce que, en fait, outre la récompense physiologique qui connaît son apothéose avec l'orgasme, il y a aussi la récompense psychologique liée à cette sensation d'être aimé, apprécié, désiré. Sans forcément tenir compte du fait que, s'il est naturel de ressentir du plaisir à la stimulation orale du pénis, il n'est pas tout aussi naturel d'en ressentir en l'honorant ainsi. Ça ne l'est même PAS DU TOUT!

C'est le fait de faire plaisir à l'autre qui en est le moteur premier pour celle ou celui qui taille la pipe. Son plaisir à elle/ lui va être totalement cérébral, donc, car jusqu'À preuve du contraire et sauf erreur de ma part, il n'y a pas de zone érogène à l'intérieur de la bouche qui soit stimulée par l'intéraction avec le pénis... C'est d'une répétition de l'acte, de l'établissment d'une complicité avec le partenaire qui en bénéficie, de la prise de conscience de l'excitation provoquée et surtout du pouvoir qui lui confère cet acte (1) que la/le partenaire "réceptive/f" va trouver SON plaisir érotique.
C'est quand l'association d'idées devient inconsciente (tailler une pipe= plaisir pour lui et pouvoir pour moi, tout en pretendant être soumise) que la femme peut prétendre à un quelconque plaisir. enfin je crois, qu'est ce que j'en sais? Je suis du "bon" côté de la pipe, de toute façon...


(1) c'est bien la femme qui le détient, à mon humble avis. Après tout, elle se retrouve avec notre membre en bouche, et est libre de nous donner beaucoup de plaisir ou beaucoup de douleur, selon ce qu'elle d'ecide de faire, raison pour laquelle il faut toujours refuser une fellation proposée par votre copine alors même qu'elle est en colère envers vous!...

Thursday, October 29, 2009

débat d'idées...

Source: www.youtube.com
Passage du film de Spike Lee la 25ème heure avec Edward Norton. Pour voir mes autres videos(kiko show) Search : vinké
Yesterday at 4:21pm · · · Share

RV
Merci pour la pub mec .... Si tu te souvenais de notre discution tu saurais que j'ai le poster de ce film dans mon salon et que c'est mon film culte ! Par contre, je ne retire pas ce que j'ai dit sur Spike Lee. grand réalisateur, petit être humain. Avec un relent de racisme anti blanc ...
Yesterday at 4:43pm · Delete

RV
La VF est pourrie, Mets la VO...
Yesterday at 4:44pm · Delete

RG
pas trouvée, la VO. mais si je te cite là dessus, c'est justement pour te pousser à une analyse moins manichéenne du personnage, sachant que même moi, noir, ayant fait mes études en Europe et ayant été confronté à des formes de racisme quotidiennes, je ne peux pas dire q je suis à même de juger son parcours en tant qu'être humain. Je trouve que son oeuvre est en soi assez complexe, dans les petites choses, dans les petites scènes culte comme celle ci, qu'il faut comprendre que ce n'est pas la voix d'un raciste, mais d'un point de vue, de plusieurs points de vue auxquels il a été confronté toute sa vie. Spike Lee fait dire à un IRLANDAIS "L'ESCLAVAGE C'ÉTAIT IL Y A 137 ANS, REMETTEZ VOS MONTRES À L'HEURE", tu trouves pas q c'est un peu lui même qui parle aux Noirs américains qui se victimisent un peu trop?
sais tu pourquoi sa société s'appelle 40 acres and a mule?
alors, Spike Lee, complexe? oui. controversé? oui. il fout un coup de pied dans l'hypocrisie EXISTANTE des rapports entre noirs et blancs aux USA, et ce sous les angles les plus divers. Parce q c'est un thème qui le concerne, il a grandi dans ce Brooklyn là, plein de noirs, ritals, porto ricains, juifs et irlandais qui s'affrontaient, qui s'ignoraient, qui s'aimaient et se detestaient... est-ce du racisme de décrire ça? est ce du racisme de parler de malcolm x, qui a eu un parcours plus q polémique, et des positions choquantes sur lesraces ET QUI EN EST REVENU??? à toi de me dire...
Yesterday at 4:53pm · Delete

RV
Il a évolué pendant sa carrière , J'aurais aimé qu'il ait la même maturité toute sa carrière que celle dont il fait preuve dans la 25eme heure. Malheureusement, j'ai trouvé que par moments il en a trop fait dans la défense des noirs aux etats unis. La polémique avec clint eastwood dont je t'avais parlé le montre bien. Il faut absolument qu'il montre des noirs dans ses films tout le temps et le traite de raciste parce que à son avis il n'y en avait pas assez dans le sien ! C'est limite ce genre d'accusation. Pour lui, les blanc sont trop souvent des racistes, c'est ce que je déplore. Il a l'accusation facile !
Après oui cette scène est magnifique et montre exactement ce que je pense des communautés. C'est une superbe lettre d'amour à NY et à son métissage. Et un bel hymne à la difference...
Yesterday at 5:13pm · Delete

RG
Tu sais, il a évolué comme on évolue tous, et heureusement. Ceci dit, je pense qu'il a toujours cherché à dire la même chose, mais il n'en a pas toujours eu les moyens, soit qu'il était pas assez subtil ou assez bon encore, soit parce qu'il n'a pas toujours eu des scénarios de la qualité de celui de Malcolm X ou de la 25ème heure. Cette lettre d'amour à NY et à son métissage, Spike la signe de la plus belle des façons, il se l'approprie, il la revendique. Pour ce qui est d'être accusateur, j'ai toujours dit que les noirs américains avaient une vision trop radicale du problème racial, mai parce q le problème racial là bas a été (et est toujours) complètement différent de partout ailleurs sur la planète, et surtout de l'Europe, et de la France. Je ne justifie pas le duel des mémoires, je l'accepte pas de la part de Dieudonné c'est pas pour l'accepter de la part de Spike Lee. Il y a eu des noirs à Iwo Jima. Clint Eastwood a voulu centrer son film sur les porteurs du drapeau, ceux de la photo. Il n'y avait pas de noirs parmi ceux là. Fin du débat. Tout le reste c'est de la promo, ne sert à rien d'autre que faire vendre du papier et des places de ciné. ceci dit, il n'est pas rare qu'on voie depuis toujours des films qui prennent pas en compte la diversité culturelle et raciale de l'endroit où ils sont, quanq elle existe et mériterait d'être traitée. Là, Eastwood a justifié ses choix, et Spike avait pas à le chercher sur ce terrain là, mais il y en a pour qui ça émane pas d'un choix délibéré, c'est juste qu'ils considèrent qu'un noir ça serait anxiogène sur leur écran (Beverly Hills 90210 devait intégrer un noir parmi le cast originel mais ils ont été trop frileux et ont reculé au dernier moment, décision de la chaîne). Spike Lee parle pour lui même, ce sont les gens qui lui ont donné le rôle de porte parole de la communaté noire américaine... il en profite pour dire des choses vraies, et des conneries, comme tout le monde, parce qu'il est le fruit de son environnement, et même s'il l'a transcendé par le cinéma, il n'en reste pas moins aux yeux de beaucoup un Nègre, aussi humain qu'un cheval peut l'être. Lui, il l'a vécu, et pas qu'une fois, dans un pays qui en même temps lui tend le tapis rouge à NYC et voudrait lui faire la peau LE LYNCHER, pour de vrai) dans le Sud encore très raciste parce qu'il a osé filmer une scène d'amour entre un nègre et une blanche dans Jungle Fever!
Yesterday at 5:46pm · Delete

RV
Il est très subtil dans ses films mais il est vrai qu'il l'est beaucoup moins dans ses interventions publiques ... Après je suis d'accord avec toi , tout le monde évolue et a le droit à l'erreur. Mais lui quand il n'est pas d'accord avec clint, il fait un film de guerre avec seulement des noirs (miracle à st anna), ne me dis pas que c'est exagéré !!! Dans le fond je suis d'accord avec lui; moi quand j'ai vu "Indigenes" et constaté qu'il n'y avait que des arabes et pas un seul pied noir (j'ai des origines pied noir), ca m'a un peu fait gerber vu que 60 70% des indigènes étaient des pieds noir blanc. Après je n'ai pas besoin qu'on fasse un film avec que des blancs pour me "venger" comme il a fait !

Ayant passé un an aux états unis je sais que le racisme est beaucoup plus présent et fort la bas des deux cotés. Après je ne pense pas que c'est avec ce genre d'attitude (toujours tout compter et denoncer un peu comme dieudonné comme tu dis) qu'ils s'en sortiront. C'est plus facile à dire qu'à faire je sais ...
2 hours ago · Delete

RG
je sais pas si le film a été fait UNIQUEMENT pour répondre à celui de Clint Eastwood ou si c'était un film qu'il avait déjà en tête... Je sais que c'est Spike Lee, mais quand même, entre se documenter, rassembler le necessaire en témoignages, scénariser, mettre en place la machine cinématographique que tu connais mieux que moi... ça se fait pas du jour au lendemain! C'est comme les gens qui disent que Disney va sortir un dessin animé avec une princesse noire parce q Obama est président... sans se douter que si le film sort en 2009, c'est que l'idée a dû germer il y a un gros minimum de 5 ans (dessin animé oblige). Bref, je n'ai pas en main les données chronologiques permettant d'affirmer que ce film existe POUR réponde à Eastwood. Il s'en sert dans sa gueguerre, le Spike, c'est évident. Mais Eastwood prépare un film sur l'Afrique du Sud post apartheid, et il faudra pas que les gens se disent que c'est pour répondre aux accusations de racisme de Spike Lee, parce que sinon on a pas fini!

Ceci dit, Spike Lee toujours subtile au cinema, suis pas d'accord. Toujours polémique, oui, mais desfois il rentre dedans avec des gros sabots dégrossis...

C'est clair que dans la vie, il a pas le filtre du scenario et des personnages, des situations maîtrisées pour exposer ses avis, le cinéma est peut être la forme la plus construite dont il soit capable d'exposer ses idées, et vu son niveau, on ne va pas s'en plaindre.
Pour indigène, je t'avouerai que je n'ai pas vu le film, mais si ce que tu dis est vrai c'est tout aussi regrettable que l'injustice que le film dénonce. Peut être que ça aussi était un parti pris du réalisateur qui, pour "réparer" une injustice de l'histoire, perd de sa lucidité dans le traitement d'un sujet qu'il sait pourtant grave. Mais le lui faire remarquer n'est pas un crime de lèse majesté, pas plus que le questionnement de Spike Lee sur l'absence de Noirs a Iwo Jima. Et si on demande au réal de Indigènes, peut être qu'il aura une réponse plausible...
about an hour ago · Delete

RV
Je croi que c'est sur le rugby à la base puis plus generalement sur l'apartheid et nelson mandela son prochain film. Avec Matt Damon et Morgan Freeman.
Peut etre que c'etait un projet mais il s'est clairement lancé dedans après la polémique. Alors au pire, c'est un élement déclencheur. J'espère qu'il se calmera avec le temps et qu'il comprenne que ce n'est pas la meilleure façon de defendre sa paroisse que de dezinguer à tout va tout ceux qui ne pensent pas exactement comme lui ... C'est bien de defendre des causes; peut être qu'un jour il comprendra qu'il peut s'attaquer à des injustices qui ne concernent pas exclusivement le noirs . D'ailleurs le fait qu'il réalise un docu sur kobe m'a déçu. J'espérais qu'il avait autre chose à foutre, d'autres causes à défendre.

Pour indigènes, non, il n'a eu aucune réponse plausible. Juste que pour lui Algerie = Arabe, Pied Noirs = Raciste. Un intellectuel je te dis
about an hour ago · Delete

RG
oui, le rugby et la victoire des springbok en 95 snt le point de depart du film, car c'est la première fois que blancs et noirs ensemble ont fêté un événement NATIONAL... mais le sujet n'est pas le rugby, évidemment.
Spike Lee est impulsif dans ses interventions publiques (regarde le sur le parquet de madison square garden à chaque playoff!), il a le sang chaud, et il défend la cause afro américaine de façon engagée, car il se sent concerné, mais moi le premier, je dis qu'il en comet, des bêtises, il en raconte, des conneries, parfois. mais ça c'est la grande majorité des afro américains, et ce jusqu'aux plus éduqués académiquement, qui ont une vision idéalisée du continent Mère, qui vivent une africanité artificielle plutôt que d'assumer leur identité américaine sans pour autant renier leurs origines... la celebration de Kwanzaa, une fÊte créée dans les années 60, en est le meilleur exemple. ils savent pas à quoi se rattacher, ils n'ont aucune idée de ce que c'est l'afrique, alors ils l'idéalisent, ils en font une espèce de terre promise dans laquelle aucun d'eux ne serait capable de vivre plus de 3 mois! c'est marrant comment les noirs américains sont mal intégrés dans ce pays, alors que ça fait des siècles qu'ils y sont, qu'ils n'ont plus d'attaches culturelles suffisamment fortes avec leurs terres d'origine. Les noirs brésiliens savent que leurs ancêtres viennent en grande majorité d'Angola et de l'Afrique de l'ouest, on retrouve dans la culture brésilienne plein d'éléments de la culture Angolaise, Béninoise et autres... qui ont voyagé et sont restés. Aux US, ils ont tout recréé prenant des bribes de choses, un peu de Swahili par ci, par là. Ceci fait que les mecs se sentent perdus dans ce q un être humain peut avoir de plus profond et essentiel: ses racines, son assise culturelle, l'histoire de son peuple. Tant q ils se comporteront pas comme des américains à part entière, ce conflit verra pas le bout...
(me suis je égaré, à un moment?)
48 minutes ago · Delete

RG
bref, ce q je veux dire c q c un peuple trop tourné vers sa propre souffrance pour se donner les moyens d'en sortir. Mais on retrouve ça en France aussi, avec la circonstance aggravante suivante: Chirac (on dira ce q on veut de lui mais il a ce mérite) a oeuvré pour réhabiliter les anciens peuples colonisés en admetant la part de responsabilité de la France dans leur destinée, ce qui était un pas necessaire pour AVANCER pas pour s'attarder sur l'autoflagellation. MAIS Les uns ont pris la chose "à l'Américaine", demandant réparation(!!!!!!!), d'autres se sont dit que ça suffisait cette messe du repentir, que la France n'avait pas À rougir de son passé! le passé glorieux de la France comporte des pages sombres, reconnaissons le pour pas que ça se reproduise, mais ne nous en servons pas pour prendre le pays en otage! chaque français ayant la nationalité française est égal aux yeux de la loi. et si ça ne se verifie pas dans les faits, comme souvent, il a le droit comme n'importe qui de faire valloir ses droits. Un bon exemple est Indigènes. Le mec a utilisé le cinéma pour se battre pour les droits de ces "oubliés" de la république qui se sont battus comme les autres et ont une pension anecdotique... avec les lacunes qu'il peut avoir et dont je n'étais pas au courant (je l'ai pas vu) c'est le film d'un français qui s'est battu pour les droits de ses ancetres qui ont combattu pour la France. Alors même sans etre intellectuel, je préfère que les mecs suivent son exemple et utilisent des moyens citoyens de se faire entendre plutôt que de caillasser et brûler des voitures!
34 minutes ago · Delete

Wednesday, October 28, 2009

WOLVES ON THE ROAD

Men who are on the road. Businessmen. Big travelers who spend long periods of time away from home. Most of the time, men with some sort of power. Men far away from their homes, away from the "known" public eye. Men are wolves. Men are inebriated with this sense of power and freedom, which they know not how to deal with. Because more than any other species, Humans have a terrible time dealing with loneliness. And male humans are even worse, despite the saying... For them, even if they have wives at home they love and care for, families they would kill for, are trying to provide for, they DO NOT WANT to be alone. They don't even consider it to be cheating. They just need what they need. Sometimes, with no regard for the female they accost. The world is theirs for the taking, so they think they can just go out and take whatever they want from it. Damn human nature... Damn testosterone!

Tuesday, October 20, 2009

How Does it Feel?!



Michael Eugene Archer. Un adolescent gauche, introverti, rondouillard, qui passe son temps libre à jouer à des jeux video ou plongé dans sa musique. Son père est pasteur, la musique de Dieu est omniprésente à la maison. Michael joue du clavier, apprend la musique, a du talent... puis à 20 ans, sa vie bascule. Il écrit une chanson qui sera chantée par toutes les grandes pointures du R&B masculin de l'époque. "You Will Know". Une chanson sur les rêves de gloire, sur la réalité de cette gloire, le retour de bâton, l'importance d'avoir des bases solides. Prophétique...

Après ça, tout s'enchaîne. Un album sous le pseudo D'Angelo, "Brown Sugar". Un succès auprès du public et des critiques. Un son nouveau et vieux à la fois; inspiré de la grande tradition soul et tranchant avec les hits formatés R&B-pop du moment. La nu Soul est née. En un coup de baguette magique, ce wunderkind de la musique, touche à tout, écrit, co-produit et signe un album qui ouvre la voie à toute une génération, d'Erykah Badu à Maxwell, en passant par Jill Scott, Musiq Souchild, et j'en passe... un courant est lancé, un mouvement est en marche, lancé en 1995 par ce gamin de 21 ans. En quelques années, ce son rafraîchissant et nouveau, qui fait la part belle à la musique live, aux intruments, aux thèmes les plus divers abordés avec humour, sensibilité, subtilité, envahit la planète soul. Baduizm; Who Is Jill Scott; Urban Hang Suite... Puis le tant attendu Retour du Roi: VOODOO! Maintes fois repoussé, il voit le jour en 2000. Le deuxième album de Michael, alias D'Angelo, prend le monde de la nu soul à contre pied. Plus mature, plus introspectif, son vécu depuis son premier effort se ressent dans cet album moins léger, aux sonorités plus graves. Le petit Prince de la nu soul es revenu réclamer son trône, et il lui est incontestablement rendu! En se réinventant sans trahir l'essence de ce qui l'a porté aux nues, D'Angelo a placé la barre très haut pour les autres artistes, mais surtout pour lui même. Propulsé en deux albums au statut de sex-symbol/ messie de la black musique en perdition (l'avènement du bling bling semblait capable de rendre certaines valeurs obsolètes pour la jeunesse urbaine américaine), assailli par ses propres démons, D craque, s'enferme sur lui même.

Doute, pression de la maison de disque, dont les délais attendus ne sont en rien compatibles avec son rythme de création et son perfectionnisme (comme ce fut aussi le cas pour Erykah Badu, Lauryn Hill et autres artistes de cette trempe) , des déboires amoureux, décès de proches... C'en est trop pour cet hypersensible, dont la musique est un reflet et un témoignage fidèle de ses divers états... Il se réfugie dans l'alcool, la drogue, l'isolement... D'Angelo, fragilisé, enregistre à un rythme trop irrégulier, sa maison de disques le lâche, il est condamné pour conduite en état d'ivresse en 2005, et son public, qui ne l'a pas revu depuis la promotion et la tournée de Voodoo, le découvre bien différent du bel Adonis qui se met à nu dans le clip "Untitled (How Does It Feel)": il a pris 20 kg, a le visage bouffi par ses excès, la démarche peu assurée en entrant dans la cour de justice... Méconnaissable, incapable de sortir de sa spirale négative, il semble définitivement acquis qu'il est mort pour la musique... Sauf que! Certains de ses proches (le peu qu'il lui reste) assurent que D travaille plus et mieux depuis ces deux dernières années, que la sortie d'un album studio pourrait être pour bientôt...

Oui, mais quand? Cela fait presque 10 ans que son public attend, l'air de rien... Mais comme d'autres, des centaines d'autres, j'attends. Je me refuse à croire qu'un tel génie garde en lui pour toujours tout ce qu'il lui reste de musique, de vibrations, de sensations, d'histoires à raconter... alors j'attends. Que tel le phoenix, D renaisse de ses cendres...

une Ford Explorer verte...


Aujourd'hui j'ai vu une Ford Explorer verte, dans la rue. Ça peut paraître anodin, mais c'était la voiture de mon père quand j'avais une douzaine d'années, celle qu'il avait quand j'ai quitté l'Angola. Je me disais à l'époque que c'était une voiture magnifique, que je voudrais la même quand je serais grand. Aujourd'hui je suis grand, et même si je n'ai (toujours) pas mon permis de conduire, je n'en suis pas moins appréciateur de voitures. Et en voyant ce vieux modèle, cette madeleine de mon enfance, je me suis fait la réflexion que je me suis déjà fait au sujet de plein d'autres objets, éléments ou personnes de mon passé: "en fait, c'est pas si impressionnant que ça!..."

Qu'est ce qui a changé entre temps? Beaucoup de choses! Ford a lancé beaucoup d'autres modèles de 4x4, ainsi que plein d'autres marques de voitures... mais l'essentiel, c'est que moi j'ai grandi. Certains repères qui me paraissaient imposants sur le plan symbolique le sont devenus moins au fur et à mesure que je me suis construit, avec, sans ou contre eux, j'ai relativisé leur importance. Parfois à tort, parfois par défaut, mais le fait est que aujourd'hui, même si je n'ai pas (encore) ma Ford Explorer ni aucune autre voiture, j'ai définitivement cesser de penser à ces repères là pour avancer. Cela fait partie des joies et des peines du processus de passage à l'âge adulte: on réalise certaines choses, on se confronte à nos limites, celles que nos rêves d'enfant et les espoirs placés en nous ne nous ont jamais laissé entrevoir... Et ce n'est que à partir de là, de ce cruel retour à la réalité, de cette sortie de l'Eden qu'est notre enfance, surtout une couvée et (malgré toutes les difficultés) privilégiée comme l'a été la mienne, une fois qu'on se prend des coups et des claques, que l'on peut se remettre sur pied, et commencer frayer notre propre chemin. Ce n'est pas facile, mais tout le monde en passe par là, avec plus ou moins de conscience par rapport à ces changements. Mais au final, c'est salvateur.

To ease the pain
Of changing from Boyz II Men
No one to guide me

I'm all alone
No one to cry on
I need shelter from the rain

To ease the pain
Of changing from Boyz II Men
"Khalil" Boyz II Men