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Tuesday, October 06, 2009

REMEMBER MY NAME...!



Je pense qu'on peut parler d'une série générationnelle. Une des premières. Avant les Beverly Hills, Hartley et autres qui traitaient l'épineux sujet de l'adolescence et le passage à l'âge adulte, Fame est passée par là. Sur fond d'école artistique, où des aspirants chanteurs, danseurs, musiciens, cinéastes et auteurs en herbe viennent parfaire leur art, nous avions l'analyse de la jeunesse des années 80, leurs rêves, les dures réalités auxquelles elles étaient confrontées, les inégalités sociales, raciales, la drogue, la pression parentale, la poursuite d'un rêve...

Aujourd'hui, 30 ans après, une nouvelle génération d'acteurs, musiciens, danseurs et chanteurs prends le relais, dans un film qui surfe beaucoup sur la célébrité de l'original et de la série. Et le nouveau film, la promotion 2009 tient quelques talents indéniables. L'énergie de ces jeunes assoiffés de célébrité, qui vivent leur métier, leur art avec passion, est communicative. Quand ils font le gigantesque boeuf dans la cantine, se mettent à jouer, rapper, chanter, danser, de façon aussi spontanée qu'ils auraient accompli un besoin vital, on se dit qu'on aimerait être à leur place...

Ça faisait longtemps que voir des gens danser ne me donnait pas autant envie d'en faire de même. J'ai eu envie de jouer d'un instrument, de chanter, danser, mais je n'ai pas ce qu'il faut pour le faire. Mon art à moi, que je ne prétends pas maîtriser, tout juste je le pratique maladroitement, c'est l'écriture. J'écris comme un hobby, par besoin de m'exprimer, par amour de la chose écrite, mais je ne saurai jamais ce que ça aurait pu donner si j'en avais fait mon choix de vie...

Alors me voici, en train de pratiquer ce que je sais faire, ce que j'aime faire, ce que je rêverais de faire... Et en train de critiquer l'écriture du film, justement. Si le tempo est assez enlevé, rythmé par les performances de ces wunderkind du monde artistique, il y a trop de personnages et trop peu de temps pour qu'on les connaisse, qu'on s'y attache. On suit l'histoire de la fille dont les parents veulent qu'elle fasse de la musique classique; du garçon qui vient d'une famille monoparentale et a connu les affres du ghetto; du danseur venu du fin fond de l'Iowa pour tenter sa chance dans la Ville de Tous les rêves; de la jeune chanteuse timide, bourreau de travail mais qui a du mal à se lâcher... On suit tout ce beau monde, on commence à peine à entrer dans la trame de leur vie qu'une ellipse nous amène à l'année suivante, avec de nouveaux défis... Des histoires d'amoue se tissent en filigrane, les acteurs, inconns pour la plupart, tiennent très bien la route, mais c'est l'écriture qui a été trop ambitieuse, et du coup a raccourci un peu trop une aventure qu'on aimerait suivre longtemps encore... Pas sûr qu'après ce film on se souvienne de Denise, de Marco ou de Joy comme on se souvient encore aujourd'hui de Coco, Leroy ou mlle Grant, la mythique prof de danse dont le discours apparaît au générique de la série... Ou alors, pour que cela arrive, il faudrait, comme pour le film original, en faire une série... En tout cas, ce serait une série que je regarderais!...

Tuesday, March 24, 2009

Quelques trucs qui m'énervent et/ ou me font mourir de rire au ciné!


- Nicolas Cage qui est considéré comme un grand acteur alors qu'il a une expression faciale et demie, pas plus!

- Les colombes dans les films de John Woo. Il doit avoir un contrat à vie avec un éleveur d'oiseaux, et se sent obligé de placer au moins une scène avec des volatiles (au ralenti sur fond de musique classique, s'il vous plaît!) dans chacun de ses films (The Killer, M.I. 2, Paycheck, Face Off, la liste est longue...!)

- Les comédies dont les bandes annonces contiennent les seuls gags drôles du film en question, mais quand tu vas le voir tu t'ennuies pendant une heure et demie (Coco, si tu me lis... tu m'as pas du tout éclaté!)

- La multiplication de biopics, comme si les scénaristes Hollywoodiens éaient encore en grève! C'est céder à la facilité que de faire que des films basés sur la vie de personnages ayant existé, succès de box office assuré mais zéro pour la créativité et la nouveauté. Et le fléau touche la France aussi (Mesrine, Piaf, Chanel... bientôt un biopic sur Balladur, tant qu'on y est?)

Monday, February 23, 2009

David 1 - Goliath 0


Cher lecteur,

Mon côté cinéphile ne vous a pas échappé. Sans me prendre pour ce que je ne suis pas, j'ai donné maintes fois dans ce blog mon avis sur des films qui m'ont touché, une critique naïve et premier degré comme j'en suis capable, n'étant pas critique de cinéma.

Parmi les films que j'ai vu récemment, deux ont retenu mon atention: "Slumdog Millionaire" et "L'Étrange Cas de Benjamin Button". J'ai écrit deux articles très personnels et différents sur mon ressenti au sortir de chacun des deux films. Tandis que Benjamin Button, avec son budget faramineux, son Brad Pitt magistral, son scénario tiré d'une nouvelle de Fitzgerald et ses 13 nominations faisait office de favori aux Oscars, Slumdog, avec ses acteurs inconnus, son budget modeste et sa touche Bollywood, était considéré comme la bonne surprise de l'année, un outsider different des super productions made in US.

Je ne vais pas dire après coup lequel j'ai préféré, lisez les articles les concernant pour savoir de quelle façon ils m'ont touché différemment, ces films. Mais il est toutefois assez réjouissant de constater que, aujourd'hui, malgré les milliards que représente l'industrie cinématographique dans le monde, on arrive encore à faire rêver les gens avec trois fois rien, pour peu qu'on ait une histoire à raconter et un peu (beaucoup) de savoir faire pour mener son orchestre et tenir le spectateur scotché à son siège. Alors, Slumdog Millionaire et ses 8 prix raflés aux Oscars, nous rappelle que le cinéma, c'est avant d'être une question de moyens, une question de coeur et d'envie...

Wednesday, February 11, 2009

How many times can the lightning strike the same person?

"Have I told you I've been struck by a lightning seven times?"
All along the movie, we hear this old man tell Benjamin about when, where and how lightning managed to hit him several times, when he was just doing regular everyday life tasks, minding his own business... This metaphore for fate, for the randomnness of the events that occur and change (or not) the course of our lives was used as a leitmotiv during the whole motion picture.

Most people who hadn't seen the movie yet asked me what it was really about, and how good it was. Well, it 's the story of a man that is born old and gets younger as years go by. It's a story about people's attitude towards life. It's a tale of innocence, about appreciating simple things in life, and taking the best out of it. It's about not taking for granted one second of our lives, about learning to accept death, loss, and still believe that, while we are still breathing, the best may be still yet to come.

It's an "award" type of movie, the kind of odyssey beautifully directed, with an amazing casting, beautiful music, decor and special effects (Brad Pitt's performance, playing Benjamin Button throughout his whole life is simply stunning), the type that would bring tears out of the coldest stone hearted eyes. But, if we look past the cinematographic work, if we focus on the story, on the psychology of the character, we find a lonely person swimming against the tide, aware of the suddenness of life and the unpredictable paths it may lead us to. It all concurrs to a rather pessimistic conclusion at first sight, for he not only loses all of those he met and loved, but also sees them getting older as he keeps getting younger himself.

But there are some elements of hope. The lightning strikes 7 times the same person. Out of chaos, we don't know why, there is some consistency. And this man survives the 7 strikes long enough to talk about them for decades... It made me wonder wether or not the lightning had stroke me yet or not, in a good or a bad manner. I guess it does strike me every now and then, as it does to a lot of people everyday. But are we wise enough to aknowledge how lucky we are to still be here and talk about it? do we understand how these blows in our lives are just little rocks in the long road we go down, and are supposed to teach us a lesson? In the end, when we look at te big picture, which lightning strikes do we remember, and which ones make a real difference in our lives?

"Even the sun goes down, heroes eventually die
horoscopes often lie and sometimes why?
nothing is for sure, nothing is for certain, nothing lasts forever,
but until they close the curtain..."

Outkast, Aquemini

"I had two big accidents in my life Diego, the trolley and you. You are by far the worst."
Frida Kahlo to husband, Diego Rivera

Wednesday, January 28, 2009

Slumdog on the Indian Express


"On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, hàie, hàie, hàie
Ça fait déjà un fameux bail [2x]."

Le Tourbillon de la Vie, Jeanne Moreau


Hier soir j'ai Vu le film Slumdog Millionaire, de Danny Boyle. L'histoire incroyable d'un garçon issu d'un bidonville de Mumbai/ Bombay et qui s'apprête à gagner le gros lot dans l'émission "Qui Veut Gagner des Millions?"
Mais avant tout, l'histoire d'une vie, du tourbillon d'une vie. Jamal, jeune orphelin livré à lui même dès son jeune âge, accompagné dans ses péripéties par son frère aînée et l'amour de sa vie, Latika. La chanson de Jeanne Moreau retrace bien le chassé croisé qu'ont été les vies de ces deux jeunes héros, sans cesse séparés, sans cesse retrouvés... Je n'ai pas été insensible à la poésie de ce film; au rythme de flashbacks mouvementés, on retrace la vie d'un garçon le temps d'un interrogatoire, et le tout tourne autour de deux éléments récurrents: Latika et... le train.


Le Train? quel rappot avec le train? Bah oui, le train, les trains sont les lieux privilégiés de leur relation idyllique. C'est dans un train, alors qu'il a 7 ou 8 ans et y dort pour s'abriter de la pluie que Jamal voit Latika pour la première fois; c'est en fuyant Mamane, leur tortionnaire, qu'il monte dans le train et perd pour la première fois la trace de sa bien aimée... Ce train l'emmène vers de nouvelles aventures, mais jamais il n'oubliera celle qui a été sa compagne de misère, le rayon de soleil de sa sombre et brutale enfance, son troisième mousquetaire...

C'est donc logique que ce soit à la gare qu'il lui donne rendez vous pour un nouveau départ une fois qu'ils se retrouvent, adolescents. Ce rendez vous est mis à mal par toutes les forces contraires du destin, mais c'est cette même gare qui finira par les réunir...
Le regard de Jamal traverse des rames de train pour se fixer sur son aimée, pour qu'enfin leur destin s'accomplisse. Ce film raconte une vie, un destin, de façon fulgurante, sans temps morts, on a droit aux paysages, aux odeurs, aux sons qui titillent notre imaginaire quand il s'agit de l'Inde... on le traverse comme on prend le train, et on n'est pas déçus au final, car peu importe la destination, le voyage est exquis et vaut le détour... de quoi me donner envie de prendre le train en cette veille de grève générale de la fonction publique en France! Heureux qui comme Jamal a fait un beau voyage...

Tuesday, November 25, 2008

BURN, HOLLYWOOD BURN!

Le cinéma, quelle belle invention. Soudain, les Lumière furent et la Lumière fut, on a pu capter non plus l'instant mais le mouvement. Art à part entière dès sa création, il a inspiré d'autres arts, engendré des chefs d'oeuvre. Des premières expérimentations photographiques sur la décomposition du mouvement ( Eadweard James Muybridge) à la première séance de cinéma payante, le 28 décembre 1895, que de chemin parcouru. On pourrait ensuite commenter l'influence qu'a eu cet outil dans la vie et la construction du XXème siècle, mais ce qui m'intéresse est ce qu'il en est aujourd'hui.
De nos jours, quand on dit cinéma, on pense immédiatement Hollywood. C'est la Mecque actuelle, le lieu incontournable, l'usine à rêves, démesurée. La maîtrise de l'image, de plus en plus pointue, donne lieu à des exercices magnifiques, des tours de force en termes d'effets spéciaux que les frères Lumière n'auraient pas osé imaginer en leur temps. Mais quid de la faculté de raconter une histoire?

Je le dis sans honte, j'ai grandi avec le cinéma et la télé, ils ont eu un rôle majeur dans la formation de mon imaginaire, presque aussi important que les livres. J'ai dévoré avec délectation, et ce depuis mon plus jeune âge, les classiques Disney, les grands péplums ("10 Commandements", "Samson et Dalila"," Cléopâtre", et j'en passe), le suspense avec Hitchcock (j'en suis un inconditionnel, et hier encore je me suis régalé en revoyant "L'Homme Qui en Savait Trop"), la comédie musicale avec "West Side Story".

On peut me dire un peu pompeux de ne citer que des chefs d'œuvres reconnus de l'Histoire du 7ème Art. Je m'en fous, dans la mesure où ce sont avant tout des films qui m'ont fait voyager, vibrer, ressentir des émotions semblables à celles de la "vraie" vie, et surtout, m'ont permis de m'évader. En regardant L'Homme Qui En Savait Trop" hier, je me suis souvenu de mon voyage à Marrakech, de la place Jamaa el Fna noire de monde autour des saltimbanques et autres montreurs de serpent. et j'y suis retourné. J'ai eu l'étrange sensation que, avant même d'y aller, je la connaissais déjà, seulement je ne me suis pas souvenu du film une fois sur place. J'ai eu un double voyage dans le temps, un vers le moment où j'ai vu le film pour la première fois et découvert le dit lieu, et l'autre vers le moment où mon pied l'a foulé pour de vrai. Bref, c'est confus je sais, mais c'est ce qui s'est passé en moi en une fraction de secondes, c'est du ressenti immédiat que j'essaye de retranscrire et ce n'est jamais facile, vous en conviendrez...


Donc j'ai grandi avec tous ces films; Mais pas seulement. Il y a aussi eu les Rambo, les Indiana Jones, les Bruce Lee, les films de ninja, les Karaté Kid, E.T., etc, etc... et plein d'autres personnes qui ont grandi comme moi à cette même époque ont ces mêmes "classiques". C'est sûrement l'effet d'une nostalgie de cette période, mêlée de dégoût de voir la profusion de conneries qu'on nous fait avaler aujourd'hui, mais je trouve qu'il est de plus en plus rare de trouver des histoires bien racontées, bien ficelées et bien prenantes au ciné. Il y'en a toujours, ne soyons pas non plus totalement pessimistes, mais ce qui "marche" pêche très souvent (trop souvent) par manque d'approfondissement et une tendance "fourre tout" pour rendre ça digeste au plus grand nombre qui m'écœure un peu. Prenons pour exemple deux péplums récents, puisqu'il s'agit d'un genre que j'affectionne: "Troie" et "Alexandre".

Tous deux sur fond historique (et mythologique pour "Troie"), ils racontent des histoires documentés depuis des centaines d'années, des histoires complexes et passionnantes. Pour des soucis de billetterie, il était presque inenvisageable pour les producteurs de dépasser les 3h de film (même avec Brad Pitt ou Colin Farrel à l'affiche, l'ado boutonneux s'ennuie vite), encore moins approcher les 4 heures comme l'a fait Cecil B. De Mille pour "Les 10 Commandements". Alors on raccourcit, on coupe, on charcute l'histoire, l'Histoire, même! Je ne peux m'attendre à retrouver tous les détails de l'Illiade dans un film de 2h30, je ne suis pas à ce point bête. Mais pourquoi, alors que la guerre de Troie a duré 10 ans, on a l'impression dans le film que ça s'est joué en un week end? Les procédés pour signaler le passage du temps ne sont plus à inventer à Hollywood, le maquillage permet de vieillir de façon crédible des personnages, alors pourquoi raconter une telle histoire avec des lacunes aussi grossières? Les moyens sont bien supérieurs à ceux dont disposait De Mille, et bien moins onéreux, alors pourquoi ne pas les utiliser? Et pour ce qui est d'"Alexandre", ça n'a pas eu l'air de choquer grand monde que sa mère ait l'air d'avoir le même âge que lui...
Et tant qu'on y est, où est passé l'idéal unificateur de ce grand conquérant, qui voulait certes étendre l'influence hellénique aux confins du monde, mais aussi harmoniser les coutumes qui étaient les siennes avec celles des peuples conquis? Ce fut lui le premier mondialiste, le premier à comprendre les avantages du métissage et de l'abolition des préjugés culturels, car ces différences nous enrichissent. Quelqu'un peut dire, en sortant du film, qu'il a eu ne serait-ce qu'une allusion à ce projet, qui fut la véritable raison de sa courte mais glorieuse expédition de Macédoine jusqu'en Inde avec la "plus grande armée de l'antiquité"?


Bref, je demande peut être la lune, mais je n'ai pu m'empêcher d'être déçu par ces films, et comme eux, il y en a d'autres qui suivent la même voie, et qui auraient dû sortir directement en DVD. Heureusement, il reste des choses regardables au ciné. Peut être que ce ne sont pas les films qui marchent le mieux, mais ceux qui donnent envie de croire que, en ces temps de technologie et de maîtrise de l'image, il y a encore des conteurs parmi nous...

Monday, August 04, 2008

there is no "Play it again, Sam"...

Hier, une nuit d'insomnie de plus... En zappant après avoir regardé des séries à l'intérêt discutable, je tombe sur le générique de "Casablanca". Encore un film culte d'Hollywood que je n'ai pas eu l'occasion de voir. Je le regarde donc, en VO (merci, france télévision) et il répond à mes attentes le concernant. Bogart est énorme, Bergman magnifique, les dialogues cultissimes, la musique n'en parlons pas... bref! Un très beau film, mais là encore j'enfonce des portes ouvertes, ça fait plus de 60 ans qu'il est reconnu en tant que tel, et ce par tous les grands noms du cinema. Non, la raison pour laquelle j'écris cet article, est que j'ai eu une énorme déception à un moment clé du film. Avant de le voir, Casablanca était le film de la phrase culte "play it again, Sam". quelle n'a pas été ma surprise en constatant que cette phrase n'est prononcée telle quelle à aucun moment du film. Intrigué, j'ai recherché sur internet et voici la transcription du célèbre dialogue entre Ilsa (Ingrid Bergman) et Sam, le pianiste du bar:

Ilsa: Play it once, Sam. For old times' sake.
Sam: [lying] I don't know what you mean, Miss Ilsa.
Ilsa: Play it, Sam. Play "As Time Goes By."
Sam: [lying] Oh, I can't remember it, Miss Ilsa. I'm a little rusty on it.
Ilsa: I'll hum it for you. Da-dy-da-dy-da-dum, da-dy-da-dee-da-dum... [Sam begins playing] Ilsa: Sing it, Sam.
Sam: [singing] You must remember this / A kiss is still a kiss / A sigh is just a sigh / The fundamental things apply / As time goes by. / And when two lovers woo, / They still say, "I love you" / On that you can rely / No matter what the future brings-...
Rick: [rushing up] Sam, I thought I told you never to play-... [Sees Ilsa. Sam closes the piano and rolls it away]

Voilà. "Play it once", "play it, Sam", "sing it, Sam", mais à aucun moment, play it again, Sam. Comment une telle légende peut parcourir ainsi les décennies, alors qu'elle est incorrecte? Ça pose la question du vrai intérêt que l'on porte aux oeuvres devenues cultes. On les cite sans les connaître, on perpétue des erreurs que personne ne prend le soin de corriger. Le film n'en est pas moins beau parce que Ilsa dit "Play it, Sam" au lieu de "play it again, Sam", ce n'est que mon monde de certitudes qui est balayé. Et tant mieux, car ça m'obligera à voir, lire et entendre par moi même, plutôt que de me laisser porter par l'avis général. Vox Populi, Vox Dei, mais pas toujours...

Tuesday, October 09, 2007

Charlie Chaplin ensinou-me a sorrir de novo...


Sei que ja aconteceu com todos nos, sobretudo amantes da musica como eu, ter uma cancao em mente durante dias, semanas. Torna-se uma verdadeira obsessao, sobretudo quando nao nos lembramos ou nao conhecemos o cantor, o titulo, quando nao temos essa cancao para ouvir e saciar assim a sede. Porque vira uma verdadeira sede, como se tivessemos a garganta sec, e ela fosse a unca bebida capaz de a acalmar... Pois bem, eu tinha uma cancao em mente. Ha ja algumas semanas, ver meses. "Smile, though your heart is aching..." A voz pareceu me ser a do Sinatra, mas tudo o que eu tinha em mente era essa frase e o ritmo da musica.


E assim passou o tempo, esqueci-me de procurar a dita cancao e fui vivendo a minha vida ate domingo passado. Fui ao circo, e qual nao eh o meu espanto quando o palhaco anuncia que vai tcar com um balao (!) a musica "Smile" do Charlie Chaplin, extracto do seu filme "Modern Times", e quando ele comeca, eu a reconheco! Eh ela! a "minha" cancao! Ontem nao tive tempo, mas hoje assim que pude, lancei-me na net a procura dela, e encontrei a letra e versoes lindas cantadas por inumeras grandes vozes do seculo XX.


E assim mergulhei no universo de Chaplin, que devo admitir conhecer de maneira muito superficial. E perseguir-se-a esta exploracao, porque este pequeno mago do riso era antes de tudo um incorrigivel poeta, um ser com uma sensibiolidade a flor da pele, e o que ele deixou como heranca para a humanidade foi uma obra onde o humor, o amor e a esperanca sao as palavras mestras. Thank you mister Chaplin!




Tuesday, August 01, 2006

que viva la revolucion!

Este fim de semana vi o filme Dirty Dancing2: Havana Nights, por razões diversas e variadas que não interessa evocar aqui. O filme retrata a emigração por razões profissionais de um quadro americano para Cuba em 1958, e a integração de uma das suas filhas através da dança. Apesar da decepção causada pela qualidade intrinseca do filme, achei interessante a alusão a uma Cuba anterior ao regime castrista e à transição, que acontece no momento culminante do filme. 31 de dezembro de 1958, noite de fim de ano, final do concurso de dança latina à qual participam Javier e Kelly, os hérois do filme. Num grande hotel, com uma orquestra linda, todos os beautiful people de Cuba presentes (ou seja os americanos e os dignitarios mais altos do regime de Batista) para assistir ao triunfo da jovem americana timida e do barman cubano ingénuo, reunidos pela dança. Mas neste momento exacto, os "rebeldes" castristas entram, interrompem o baile e informam que Batista fugiu do pais, e que Cuba é livre! Um momento que podia ter salvo o filme da apatia que o caracteriza (nem as cenas de dança estavam bem filmadas, um cumulo para um filme sobre a dança!). Mas não! em vez disso, caimos num melo mais ou menos suportavel e eu desliguei me completamente do filme, para pensar na data propriamente dita: a subida de Fidel Castro ao poder, dia 1 de Janeiro de 1959. Ha mais de 47 anos atras. E hoje, pela primeira vez em 47 anos, o home providencial da revolução cubana "delegou" o seu poder por razões de saude. O homem cujos ideais de liberdade e fraternidade entre os povos seduziram o Che em pessoa; o homem que se recusou a comprometer a sua visão de uma sociedade mais justa, que combateu sempre o "imperialismo" americano; o homem que viu o fim da guerra fria, a queda do muro de Berlim, a União Soviética desmoronar-se para deixar o capitalismo entrar, e que se manteve firme. Este homem, com quase 80 anos de idade hoje, esta doente. Perto do fim, como diria o Paulo Flores. Dai que, depois de ver aquele filme, depois de ver as noticias hoje, eu disse para mim mesmo: nos sabemos como era Cuba antes de Castro subir ao poder: ha documentos, livros, filmes e testemunhos suficientes para permitir uma reconstituição fiel; sabemos (?) mais ou menos como é Cuba hoje, dirigida ha 47 anos por Fidel, fiel à utopia marxista, com todos os problemas que isso cause ao povo cubano. qual sera a face de Cuba pos-Fidel? Porque hoje mais do que nunca, a questão merece ser colocada. A diaspora cubana que se refugiou em Miami principalmente para fugir o regime castrista jubila de ver o fim proximo do Lider Maximo. Porque indubitavelmente, sera um momento de mudança para todos os cubanos, dentro ou fora do Pais. Mas para aonde avanças, Cuba, e que balanço tiraste da tua revolução? a mais idealizada, a mais heroica, a mais justa do século XX para gerações inteiras, que ainda hoje vêem no Che Gevara um idolo, uma resposta às apreensões da nossa sociedade moderna? Espero que o futuro de Cuba, como o de Angola (somos nações irmãs, não esqueçamos o que devemos àquele pequeno Pais), e quaisquer que sejam os seus proximos dirigentes e a sua linha ideologica, seja risonho, e que todo o seu potencial se realise e faça prosperar aquele arquipelago que o mundo em geral e Angola em particular aprenderam a respeitar e amar. QUE VIVA LA REVOLUCION!