Wednesday, July 09, 2008

RIP Ricardo BAPTISTA (2/12/1979 - 25/02/2007)


Je suis mort à 27 ans. Comme Cobain; comme Hendrix, Morrison ou Joplin. Je suis mort d’une overdose de naïveté, d’une décharge de lâcheté, d’un tir d’incapacité à gérer la vie en pleine tronche. Je me suis foutu en l’air de façon volontaire mais non voulue. Je me suis confronté à la réalité brutale et immuable de la vie d’adulte. On ne nous apprend pas à rêver. Donc, à plus forte raison, on ne nous apprend pas non plus à en sortir, de nos rêves. On nous assène des obligations, des règles, des limites ou des ambitions qui souvent ne nous concernent pas. Mais jamais on ne nous dit comment mener à bien la sortie de cet âge où l’on passe d’enfant à homme, où l’on doit céder la place aux contraintes, là où il n’y avait que fuite et rêverie. Certains d’entre nous ne supportent pas cette lumière trop crue du monde dur et sec qui nous écorche les pieds jusqu’au sang dans le chemin de la vie. Certaines blessures, certains traumatismes restent enfouis en nous jusqu’à ce que le fatidique moment arrive, et ne nous laisse absolument pas le choix : marche ou crève, lâche du lest ou croule sous le poids de tes bagages inutiles. J’ai traîné une tonne, j’ai essayé de la soulever, je n’ai pas réussi. Je n’aurai pu réussir tout seul, sachant que je ne me rendais pas compte de l’ampleur totale de la tâche. Tenter de le soulever tout seul, ce fardeau, m’a achevé, a abîmé irrémédiablement ma carapace. Elle, déjà craquelée par des microfissures venues de l’enfance, de mon caractère, a cédé, éclaté, et sous elle, je péris. Périrent avec moi mes derniers espoirs, mes dernières croyances, mes derniers relents de chaleur humaine. Dans ma boîte de pandore fracassée par terre, il ne me resta même pas l’espérance. Tout au plus le besoin impérieux de renaître par l’amour d’un dernier être, le seul capable de me ramener de l’Hadès, le SEUL être au monde pour qui j’ai aujourd’hui une quelconque forme d’obligation. Ce petit être a insufflé de la vie dans mes cendres, m’a rendu la capacité, l’envie et la rage de me battre. Sans toi, le déluge, la perdition. Ton sourire est mon moteur, tes petits mots mon carburant, tes caresses les coups d’accélérateur qui me font aller de plus en plus loin dans ma conquête du monde. Ce monde, je ne le veux pas pour moi, il m’indiffère. J’y prendrai juste de quoi y rester bien, pour te guider et te voir atteindre la lumière. « Nous » n’a du sens pour moi que s’il s’agit de toi + moi. Je répèterai surement encore souvent les mots « je t’aime » dans ma vie. Mais toi seule pourras être sûre qu’ils se conjuguent à jamais au présent. Je t’aime, bébé…

2 comments:

Anonymous said...

Deveria chorar?

Anonymous said...

tao bela como essa declaraçao d amor à tua filha ...so a Zion d lauryn hill me faz sentir a msma emoçao...pelos filhos q um dia terei!!